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vendredi 7 octobre 2016

vidéo: Christophe Charle et Laurent Jeanpierre, La Vie intellectuelle en France

 
La vie intellectuelle en France
I Des lendemains de la Révolution à 1914 
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Résumé
Ce premier volume couvre une période qui s’étend des lendemains de la Révolution à 1914. Elle débute par la conquête des libertés d’expression, marquée par une imbrication forte entre le monde intellectuel et les pouvoirs politiques et religieux. Elle se prolonge par une phase déterminante d’autonomisation collective des intellectuels et d’affirmation de nouvelles sciences. Il en résulte une lutte entre eux pour définir les valeurs à faire valoir publiquement dans la nouvelle société démocratique.

La vie intellectuelle en France 
II. De 1914 à nos jours
Sous la direction de Christophe Charle & Laurent Jeanpierre
Seuil
2016 

Résumé
Ce deuxième volume s’étend de 1914 à nos jours. Les conflits qui se succèdent de la Première Guerre mondiale à la guerre d’Algérie consacrent la valeur de l’engagement politique des intellectuels dans un contexte d’institutionnalisation du travail de la pensée. La déploration actuelle de leur perte d’influence et de légitimité dans l’espace public masque quant à elle la vitalité, la nouveauté et les voies inédites d’expression des idées qui, jusqu’à aujourd’hui, ambitionnent de comprendre le monde, voire de le transformer.
Sous la direction de Christophe Charle (Université Paris 1, IUF) et Laurent Jeanpierre (Université Paris 8), cette somme collective en deux volumes réunit près de 130 des meilleurs spécialistes, français et étrangers, de l’histoire et de la sociologie des intellectuels et de la vie culturelle, scientifique, littéraire et artistique des deux derniers siècles.


lundi 18 mai 2015

Christophe Charle, La dérégulation culturelle. Essai d'histoire des cultures en Europe au XIXe siècle

Christophe Charle
La dérégulation culturelle
Essai d'histoire des cultures en Europe au XIXe siècle
PUF
2015

Présentation de l'éditeur
Le XIXe siècle fut le moment d’affirmation et de construction d’une véritable Europe des cultures où romans, opéras, pièces, musiques, idées nouvelles ont circulé comme jamais auparavant. La dérégulation culturelle fonde cette dynamique contradictoire où se rencontrent les forces du marché, les aspirations à la liberté créatrice, les volontés d’émancipation par l’accès aux pratiques culturelles, l’émulation entre anciennes et jeunes nations.
Christophe Charle propose ici une relecture originale des cultures nées dans une Europe qui exporte dans le monde entier livres, musiques, opéras, œuvres d’art, modes de vie et innovations techniques. Les frontières politiques et religieuses s’ouvrent, les censures s’atténuent, les héritages académiques laissent enfin place aux innovations et aux transgressions entre les genres, les arts, les pratiques et les publics. Synthèse de très nombreux travaux dans plusieurs langues et d’enquêtes originales issues de trois décennies de recherches personnelles et collectives de l’auteur, ce livre restitue la modernité sociale et symbolique d’un moment capital de notre patrimoine culturel.
Christophe Charle est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, spécialiste d’histoire sociale et culturelle comparée de l’Europe. Il a écrit ou dirigé une trentaine d’ouvrages, dont Discordance des temps, une brève histoire de la modernité (A. Colin, 2011), Histoire des universités (avec J. Verger, Puf, 2012) et Homo historicus (A. Colin, 2013).

vendredi 16 janvier 2015

en ligne: Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N°186-187 – Mars 2011 // Sociétés du spectacle

en ligne sur Cairn.info: 
Actes de la Recherche en Sciences Sociales, N°186-187 – Mars 2011 // Sociétés du spectacle
Seuil

Christophe Charle
Sociétés du spectacle

Carlotta Sorba
Le « mélodrame » du Risorgimento
Théâtralité et émotions dans la communication des patriotes italiens

Vincent Robert
Théâtre et révolution à la veille de 1848
Le Chevalier de Maison-Rouge

Jeanne Moisand
Entre tréteaux et barricades
Théâtre et mobilisation ouvrière à Barcelone, 1868-1909

Christophe Charle
Le carnaval du temps présent
Les revues d'actualités à Paris et à Bruxelles, 1852-1912

Bleuwenn Lechaux
Des contradictions du théâtre critique new-yorkais

Éric Darras Les causes du peuple
La gestion du cens social dans les émissions-forums

Hors thème

Afrânio Garcia Jr.
Les souvenirs d'un Européen : entre Le Brésil, terre d'avenir et Le Monde d'hier
Les derniers écrits de Stefan Zweig
Résumé Version HTML Version PDF

Lectures critiques

Premières lignes Version HTML Version PDF

mardi 5 août 2014

Les Grands Centres musicaux dans le monde germanique (XVIIe - XIXe siècle) , Jean‐François Candoni et Laure Gauthier (dir.)


Les Grands Centres musicaux dans le monde germanique 
(XVIIe - XIXe siècle) 
Jean‐François Candoni et Laure Gauthier (dir.)
Préface de Christophe Charle
PUPS
2014

Présentation de l'éditeur
À partir d’une série d’études et de regards pluridisciplinaires consacrés aux grands centres musicaux du monde germanique, ce livre entreprend d’esquisser une histoire de la musique allemande centrée non pas sur les oeuvres et leurs compositeurs, mais plutôt sur la manière dont la création, la production et, plus généralement, la vie artistiques s’inscrivent dans un espace géographique complexe. Il s’agit de comprendre comment une activité musicale extrêmement riche et diversifiée s’est développée dans cet espace hétérogène et polycentré situé au coeur de l’Europe, au carrefour des influences les plus diverses, et qui ne commencera à réaliser son unité politique et administrative qu’au cours de la seconde moitié du 19e siècle. L’atomisation même de la vie musicale, qui rayonne souvent à partir de cités d’importance moyenne, ne permet pas une approche systématique. Aussi avons‐nous choisi de mettre en regard une série d’études de cas, consacrées à des lieux ayant une valeur exemplaire : Vienne, Berlin, Hambourg, Salzbourg ou Dresde, mais aussi Strasbourg, Zurich, Weimar, Kassel ou Meiningen.
Cette histoire de la musique allemande envisagée à travers les villes et les rapports que les centres urbains entretiennent les uns avec les autres montre combien le développement de la vie artistique a été façonné par le jeu des acteurs politiques, institutionnels, culturels et économiques. Il ne s’agit plus ici d’aborder la musique à travers la notion traditionnelle d’« école nationale », ni de réduire la géographie de l’activité musicale à quelques oppositions schématiques entre centres protestants et catholiques, entre villes administrées par la bourgeoisie et cités aristocratiques. Le livre tente au contraire de rendre compte de ces espaces et de ces villes de façon dynamique, de mettre en lumière les transformations et métamorphoses des lieux, d’expliquer en particulier l’émergence de nouveaux centres musicaux et le déclin de certains autres, depuis l’ère baroque jusqu’à la fin du siècle du romantisme.

jeudi 7 novembre 2013

Pierre Bourdieu, Manet: Une révolution symbolique

Pierre Bourdieu
Manet: Une révolution symbolique
Cours au Collège de France (1998-2000) suivis d'un manuscrit inachevé de Pierre et Marie-Claire Bourdieu
Seuil-Raisons d'agir
2013

Présentation de l'éditeur
Comment s’opère une révolution symbolique et comment réussit-elle à s’imposer ? À travers le cas exemplaire d’Édouard Manet, c’est à cette question que s’est confronté Pierre Bourdieu dès les années 1980 et à laquelle il a consacré les dernières années de son enseignement au Collège de France. Ce deuxième volume des cours inédits du sociologue, accompagnés d’un livre resté inachevé, marque ainsi l’aboutissement d’une réflexion centrale dans son oeuvre.
Située en pleine crise de l’Académie, à un moment où la croissance du nombre des peintres remettait en cause la tutelle de l’État sur la définition de la valeur artistique, la rupture inaugurée par Manet a abouti à un bouleversement de l’ordre esthétique. La nouvelle vision du monde qu’elle a engendrée a imprimé sa marque jusqu’à nos jours. En abordant la genèse des tableaux de Manet comme une série de prises de position qui sont autant de défis lancés à l’académisme conservateur des peintres pompiers, au populisme des réalistes, à l’éclectisme commercial de la peinture de genre et même aux "impressionnistes", Bourdieu montre qu’une telle révolution est indissociable des conditions d’émergence des champs de production culturelle.
Loin de s’exclure, lectures "formaliste" et "réaliste" sont ici réunies pour appréhender la peinture de Manet dans sa totalité. Jamais, peut-être, elle n’avait été regardée ainsi…
Edition établie par Pascale Casanova, Patrick Champagne, Christophe Charle, Franck Poupeau et Marie-Christine Rivière 
Pierre Bourdieu (1930-2002) est une figure intellectuelle majeure et le sociologue contemporain le plus lu à travers le monde. La seconde partie de son oeuvre a été publiée à Raisons d’agir Éditions et au Seuil.


vendredi 26 octobre 2012

Colloque international : "Reconnaissance et consécration artistiques" / "Recognition and consecration in the arts", Les 7,8 et 9 Novembre 2012, à la MSHS de Poitiers

  • Inscription et renseignements
  • PROGRAMME DU COLLOQUE
  • Argument

    Si les questions de reconnaissance et de consécration se situent au cœur de toute analyse des univers artistiques et culturels, c’est que ces derniers sont fondés sur des propriétés spécifiques et pour le moins paradoxales. En effet, relativement à d’autres domaines, les mondes de l’art se caractérisent par l’importance majeure que les professionnels comme les publics accordent à la valeur symbolique des œuvres et des artistes et par le désintéressement affiché ou, du moins, la dénégation assumée concernant la valeur et les profits économiques. Ainsi, au sein de ces univers, la hiérarchisation des artistes et des œuvres s’organise essentiellement selon la logique de l’accumulation du capital symbolique. Or, paradoxalement, l’évaluation de la qualité ou de la valeur artistique s’avère, au moins au départ, fortement marquée par l’incertitude, notamment parce que cette évaluation est généralement privée de conventions consensuelles et que ses objets (œuvres et artistes), loin d’être homogènes comme sur d’autres marchés, se caractérisent avant tout par leur singularité.
    Le développement de l’analyse de la reconnaissance et de la consécration artistiques se révèle donc essentiel pour comprendre ce qui fait le prix et la valeur artistique des œuvres et pour appréhender, plus généralement, le fonctionnement social des champs artistiques dans leur diversité.
    C’est l’objectif que s’assigne ce colloque en faisant dialoguer des chercheur-se-s provenant de différents pays et de plusieurs disciplines des sciences sociales (sociologie, histoire et histoire de l’art, études littéraires, sciences de l’information et de la communication, économie, etc.) et des acteurs institutionnels de l’art et de la culture.
    La variété des points de vue vise en particulier à penser les phénomènes de consécration en relation avec les transformations passées et présentes des mondes de l’art. Ces dernières années, l’accroissement des populations d’artistes, la concentration des entreprises culturelles et médiatiques et le développement de l’organisation par projet font partie des principales mutations ayant entraîné une intensification de la concurrence et de la spéculation sur la qualité artistique. Si ces transformations n’ont pas fait disparaître les voies traditionnelles de la consécration, elles en ont fait apparaître de nouvelles et semblent avoir rendu plus efficientes celles qui étaient davantage centrées sur la notoriété médiatique et commerciale que sur la réputation proprement artistique.
    Identifier ces différents phénomènes, les distinguer et rendre compte empiriquement de leur articulation dans le processus de reconnaissance des œuvres, des artistes ou des genres artistiques comptent parmi les enjeux majeurs de ce colloque.

    Comité d’organisation

    Laurence Ellena (Université de Poitiers, GRESCO), Pierig Humeau (Université d’Amiens, CURAPP), Wenceslas Lizé (Université de Poitiers, GRESCO), Fanny Renard (Université de Poitiers, GRESCO), avec l’aide d’Anne Cavarroc et de Chantal Vallet

    Comité scientifique

    Président : Yvon Lamy (Université de Limoges, GRESCO)
    Christophe Charle (Université Paris 1, IHMC), Jérôme David (Université de Genève), Wouter De Nooy (Amsterdam Universiteit), Olivier Donnat (DEPS, ministère de la Culture et de la Communication), Timothy J. Dowd (Emory University, Atlanta), Jacques Dubois (Université de Liège), Vincent Dubois (Université de Strasbourg, GSPE), Sylvie Ducas (CHCSC, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), Laurence Ellena (Université de Poitiers, GRESCO), Charlotte Guichard (IRHiS, CNRS), Pierig Humeau (Université d’Amiens, CURAPP), Susanne Janssen (Erasmus Universiteit, Rotterdam), Bernard Lahire (ENS Lyon, Centre Max Weber), Philippe Le Guern (Université d’Avignon, Centre Norbert Elias), Wenceslas Lizé (Université de Poitiers, GRESCO), Gérard Mauger (CESSP, CNRS), Delphine Naudier (CRESPPA-CSU, CNRS), Claude Poliak (CESSP, CNRS), Alain Quemin (Université Paris 8, Institut d’Études Européennes), Marie-Pierre Pouly (Université de Limoges, GRESCO), Hyacinthe Ravet (Université Paris Sorbonne, OMF), Fanny Renard (Université de Poitiers, GRESCO), Olivier Roueff (Printemps, CNRS), François Rouet (DEPS, ministère de la Culture et de la Communication), Dominique Sagot-Duvauroux (Université d’Angers, GRANEM), Marco Santoro (Université de Bologne), Gisèle Sapiro (CESSP, CNRS), Séverine Sofio (CRESPPA-CSU, CNRS), John B. Thompson (Cambridge University), Solange Vernois (Université de Poitiers, GERHICO),

    Soutiens institutionnels et partenaires scientifiques

    Le colloque "Reconnaissance et consécration artistiques" est organisé par le GRESCO avec la participation du Centre Universitaire de Recherche sur l’Action Publique et le Politique (CURAPP) et le soutien du Département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture et de la Communication (DEPS), de l’Université de Poitiers, de la Région Poitou-Charentes, de l’IUFM Poitou-Charentes et de la Communauté d’agglomération Grand Poitiers.
    Le colloque a également reçu le soutien des partenaires scientifiques suivants : le Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CESSP), le programme ANR IMPACT, le Centre Max Weber, l’Observatoire Musical Français (OMF) et l’Association Internationale de Sociologie (ISA)


mercredi 16 septembre 2009

Le temps des capitales culturelles, Christophe CHARLE (sous la dir.)

Le temps des capitales culturelles
Christophe CHARLE (sous la dir.)
(conclusion de Daniel Roche)
Collection ÉPOQUES
Champ Vallon



L'histoire culturelle de l'Europe entre le XVIIIe siècle et le milieu du XXe siècle est marquée par l'émergence de nouveaux lieux centraux pour les échanges, le rayonnement et l'innovation en matière de culture. L’observation de ces capitales culturelles, d’Etat le plus souvent, permet de comprendre la dynamique du passage de la culture de cour ou d'élite à une culture de plus en plus largement partagée et pratiquée, ainsi que l'émulation entre les espaces nationaux et linguistiques. Les capitales culturelles anciennes ou dominantes (Londres, Rome, Paris) suscitent en effet des politiques de rattrapage dans les capitales culturelles plus récentes ou incertaines.
Produit d'un travail collectif rassemblant des spécialistes de littérature, d'histoire, d'histoire des sciences, d'histoire des arts et de la musique, ce livre redresse bien des stéréotypes et images simplifiées d'une période qui voit l'apogée du rayonnement culturel européen, l'un de ses moments de créativité les plus féconds (de l'opéra aux avant-gardes picturales) et un moment d'interaction intense avec les combats politiques et sociaux les plus décisifs pour la transformation du continent.

Textes de Giovanna Capitelli, Christophe Charle, Sophie Coeuré, Maria Pia Donato, Charlotte Guichard, Béatrice Joyeux-Prunel, Matteo Lafranconi, Antoine Lilti, Daniel Roche, Bénédicte Savoy, Véronique Tarasco-Long, Mélanie Traversier, Stéphane Van Damme, Blaise Wilfert-Portal.

Introduction
Le temps des capitales culturelles européennes
par Christophe Charle

Contexte historiographique et théorique
Une nouvelle temporalité
Une comparaison décentrée
Circulations, hiérarchies culturelles et concurrence

Chapitre 1
La sociabilité culturelle des capitales à l’âge moderne
Paris, Londres Rome (1650-1820)
par Maria Pia Donato, Antoine Lilti, Stéphane Van Damme

Capitales politiques et sociabilité culturelle
Les enjeux des fondations académiques
Les formes de la mondanité
Commercialisation de la culture, loisirs et hospitalité
Comment se construit la centralité: la capitale et ses réseaux
L’attractivité des capitales
Les réseaux de sociabilité
La concurrence des capitales
Des controverses capitales
Les capitales comparées: la stabilisation des stéréotypes
Conclusion

Chapitre 2
Rome capitale des arts XVIIIe-XIXe siècles
par Maria Pia Donato, Giovanna Capitelli et Matteo Lafranconi

La capitale du néoclassicisme
Le système des arts à Rome au xixe siècle
La formation
La «romanisation» des artistes
L’exposition
Le marché
Les canaux d’information
Papes «politiques» et papes «saints
face aux arts de la Restauration
Le primat de la sculpture
Les dernières années du pouvoir temporel des Papes
Conclusions

Chapitre 3
Le Pouvoir des musées?
Patrimoine artistique et naissance des capitales européennes (1720-1850)
par Charlotte Guichard et Bénédicte Savoy

De l’accumulation artistique aux capitales culturelles
Le cas des capitales culturelles anciennes: Paris et Londres
De la politique patrimoniale à la capitale culturelle:
l’originalité de l’espace germanique
Le musée: symbole triomphant de la capitale
L’imaginaire de la capitale
Les remises en cause du modèle encyclopédique
Les musées dans la construction politique de la capitale (1815-1850)
L’identification dynastique du musée
Architecture muséale et réformes urbaines
Universalisme ou vocation nationale?
Conclusion

Chapitre 4
Capitales culturelles et patrimoine artistique:
Musées de l’ancien et du nouveau monde
par Véronique Tarasco-Long

Paris et ses rivales; une guerre symbolique
Le poids de chaque capitale
La disproportion des ressources
La répartition spatiale des musées dans les capitales
Paris et ses rivales: quel patrimoine artistique?
La croissance des collections
La prédominance des arts anciens et d’un patrimoine international
La diversification des collections: la précocité des capitales européennes
L’ère de la modernité
Au service des capitales
De Paris à Chicago: la mesure de l’effet «capitale»
Conclusion

Chapitre 5
«L’art mobilier»
La circulation de la peinture avant-gardiste
et son rôle dans la géopolitique culturelle de l’Europe
par Béatrice Joyeux-Prunel

Les circulations de la peinture moderne
entre les capitales européennes 1850-1918
La redéfinition de la hiérarchie des capitales artistiques
autour de 1850
La domination parisienne: un effet de situation
Déclin de Rome, montée de Paris:
le rôle du réalisme ou de facteurs proprement artistiques
Un exemple: la mutation des trajectoires des artistes allemands
Réalisme, impressionnisme et rayonnement français: le relais politique
Circulation des œuvres et nouvelle géopolitique
des arts au tournant du siècle
Paris au centre de la circulation internationale des modernes
L’organisation d’un champ de l’art moderne polarisé par Paris
L’historisation de l’art moderne et la référence parisienne
Limites de la polarité parsienne
L’extension internationale de l’art moderne: l’importance des pôles secondaires
Une fabrication décentralisée de la valeur artistique
Détour par l’étranger et renouvellement des avant-gardes parisiennes
Et les œuvres?
Le bouleversement de la hiérarchie des capitales
de l’art moderne après
Le Paris des œuvres exposées
La remise en cause avant-gardiste du système sécessionniste et de sa hiérarchie urbaine
La montée de nouveaux centres
Montée de Berlin, recul de Munich
L’ascension relative de New York
Capitales d’un jour? Les expositions événementielles
Conclusion: Paris capitale en sursis?

Chapitre 6
Venise, Naples, Milan:
trois capitales pour l’opéra italien (1637-1815)
par Mélanie Traversier

Venise-Naples, d’une «ville-diapason» à l’autre
Venise première capitale de l’opéra
Recomposition de la hiérarchie musicale au XVIIIe siècle:
Naples, «capitale du monde musicien»
Naples, une capitale musicale conquérante et convaincante
au siècle des Lumières
L’exportation des œuvres et des talents napolitains
L’opéra ou l’image enchantée de Naples
Changement de capitale musicale et redéfinition de la «capitalité»
Naples-Milan: reclassement culturel et patriotisme musical
au XIXe siècle
Expertise culturelle et changement du goût musical
Compétition culturelle et politisation de la musique
dans l’Europe napoléonienne
Patrimonialisation et territorialisation des opéras
dans la nouvelle hiérarchie musicale du XIXe siècle
Remarques conclusives

Chapitre 7
Paris capitale théâtrale de l’Europe au xixe siÈcle?
(1820-1929)
par Christophe Charle

Dimensions et évolution d’une domination théâtrale
Circulations et réseaux
Quels succès pour quels publics?
Sens de la domination de Paris
Émile Augier et Jules Sandeau: le gendre de Monsieur Poirier,
un exemple de pièce parisienne à succès international
Conclusion

Chapitre 8
Littérature, capitale culturelle et nation à la fin du xixe siÈcle
Paul Bourget et Gabrielle d’Annunzio entre Paris et Rome
par Blaise Wilfert-Portal

Du poète au journaliste: la littérature, la presse et les capitales
Paul Bourget, des cafés de la Bohème aux salons de la «Seconde société»
D’Annunzio, du scandale à la chronique
La chronique et le roman mondain:
de la littérature pour les classes de loisir
Paul Bourget, romancier des nouvelles élites parisiennes
Il Piacere et l’invention d’une capitale romanesque
La capitale culturelle, foyer de l’invention internationale
du «nationalisme»
Paul Bourget du moralisme au nationalisme: une métamorphose capitale
Le détour par Paris: D’Annunzio et la latinité romaine
Conclusion

Chapitre 9
Moscou / Pétersbourg-Leningrad
La Russie entre deux capitales et deux cultures
(du xixe siècle aux années 1920)
par Sophie Cœuré

Moscou-Saint Pétersbourg jusqu’aux années 1910:
construction d’une dualité
D’une culture de Cour à une culture des métropoles
Pétersbourg, capitale européenne, Moscou, capitale russe?
Culture nationale et hybridation culturelle
comme enjeux centraux du XIXe siècle
Une renégociation des hiérarchies:
De la Révolution d’Octobre à la fin des années 1920
Une politique culturelle pour les capitales?
À la recherche de codes culturels soviétiques:
Leningrad capitale d’une culture obsolète, Moscou d’une culture moderne?

Conclusion générale
Les mises en scène de la domination culturelle
XVIIIe-XXe siècles
par Daniel Roche

Sociabilités
Politiques culturelles
Circulations

Table des tableaux, graphiques, figures
Illustrations
Index des noms cités
Biographies des auteurs