vendredi 15 juin 2018

audio: Florent Coste, Explore Investigations littéraires


audio: Florent Coste, Explore  Investigations littéraires
L’émission de littérature par Dominiq Jenvrey, 2017
Radio Campus Orléans



Florent Coste
Explore
Investigations littéraires  
Questions théoriques
Forbidden Beach
2017

Présentation de l'éditeur
Quelle urgence pourrait-il y avoir, dans la conjoncture qui est la nôtre, à se lancer dans une entreprise de théorie littéraire ? Et ne se prendrait-on pas un peu trop au sérieux à prétendre en renouveler les conditions ? À de telles questions, Explore répond en enrichissant l’approche de la littérature par des croisements avec Wittgenstein, l’anthropologie et, plus largement, en n’ayant de cesse de la resituer sur les terrains des sciences humaines.
Explore se livre à une critique approfondie des théories littéraires qui séparent les textes des formes de vie dans lesquels ils s’inscrivent. Les études littéraires peinent en effet à se soustraire à des mythologies essentialistes et séparatistes qui en limitent considérablement l’efficacité sociale et la portée politique. Ce sont précisément ces soupçons, en partie fondés, d’irresponsabilité et de bavardage scolastique, que ce livre entend lever. Il s’exerce pour cela à se munir d’une conception du langage qui soit conséquente et gage d’émancipation.
Investir le langage, ce n’est peut-être pas déserter le réel, ni renoncer à l’action. Pour peu qu’on se tienne à une philosophie pragmatique des jeux de langage, c’est au contraire reprendre la main sur ce qui structure nos problèmes, définit nos agenda, distribue nos places, organise notre vie, engage nos possibilités d’action.
Ce livre soutient donc : 1° qu’il n’y a pas de différence essentielle entre le langage ordinaire et le langage littéraire ; 2° que la question de l’action est sans doute la plus négligée des études littéraires ; 3° qu’au lieu de commenter les textes, nous ferions bien d’en comprendre les sens en menant une enquête sur leurs usages dans des contextes d’action déterminés ; 4o que la littérature, par l’usage intensif et réflexif qu’elle fait du langage, pourrait être un instrument d’exploration des formes de vie qui nous entourent et un outil d’investigation de nos problèmes publics.
Florent Coste est agrégé de lettres modernes, docteur en lettres modernes et chercheur membre de l’École française de Rome depuis septembre 2015. À la croisée des études littéraires, de l’histoire et de la sociolinguistique, ses recherches visent notamment à déjouer l’explication trop aisée du « génie de la langue ». Il a par ailleurs été membre du comité de rédaction de la revue Tracés. Revue de sciences humaines, publiée par les Éditions de l’ENS (Lyon).

vendredi 1 septembre 2017

vidéo: Nathalie Quintane présente L'art et l'argent, Jean-Pierre Cometti et Nathalie Quintane (dir.)

 
Jean-Pierre Cometti et Nathalie Quintane (dir.)
L’art et l’argent
Amsterdam
2017

Présentation de l'éditeur
L’art et l’argent : ce vieux couple célèbre depuis peu de nouvelles noces, à nouveaux frais. À tel point qu’il est devenu difficile, voire impossible, de ne pas immédiatement parler d’argent lorsqu’on parle de l’art d’aujourd’hui. L’art semble désormais l’affaire exclusive des plus riches ; les autres sont invités à en admirer les effets mais à éviter d’en tirer les conséquences et d’en penser l’implicite.
Ce livre part au contraire de l’idée que la question de l’art, donc aussi celle de ses rapports avec l’argent, appartient à tout le monde. En mêlant témoignages, essai littéraire, textes théoriques et reproductions d’œuvres contemporaines, en s’intéressant aux fondations privées comme aux écoles d’art, à la spéculation comme à la condition d’artiste, il voudrait permettre de mieux comprendre depuis quand, comment et sous quelles formes la « valeur » argent a transformé nos façons de faire de l’art, de le regarder et d’en parler.

Sommaire et contributeurs :
Jean-Pierre Cometti : Onze thèses sur l’art et le marché de l’art
Jovan Mrvaljevic : Bizarre Love Triangle
Olivier Quintyn : La valeur somptuaire de l’art et la pauvreté des artistes
Claire Bishop : Nous sommes tous des artistes publics
Entretien avec le directeur d’une école d’art municipale : Dernières nouvelles des écoles d’art
Témoignages d’anciens étudiants en écoles d’art : L’école des classes
Jean-Pierre Cometti : L’art riche
Sylvie Coëllier : Collectionneurs, spéculateurs…
Nathalie Quintane : Parler d’art en plein tournant mécénal



 

vendredi 14 juillet 2017

La tentation littéraire de l’art contemporain, sous la direction de Pascal Mougin

La tentation littéraire de l’art contemporain 
sous la direction de Pascal Mougin 
Les presses du réel
Figures
2017

Présentation de l'éditeur

Spécialistes de littérature contemporaine, historiens et critiques d'art croisent ici leurs regards sur les évolutions récentes des interférences entre art et littérature et montrent comment la tentation littéraire de l'art renouvelle aujourd'hui les formes et les enjeux du discours, du récit et de la fiction, aussi bien que le fait littéraire lui-même.
Les interférences contemporaines de l'art et de la littérature s'observent dans ce que la critique récente appréhende sous les termes de littérature hors du livre, de littérature d'exposition ou encore de littérature plasticienne. La tradition séparatiste de la peinture et de la poésie, qui a culminé avec le purisme visuel du modernisme tardif, a fait place depuis les années 1960 – avec Fluxus et l'intermédia, le tournant linguistique puis narratif de l'art – à une situation nouvelle d'indistinction relative, où artistes écrivant/écrivains s'approprient le langage dans tous ses états.
Publié suite au colloque international éponyme au Lieu Unique, Nantes, du 16 au 17 octobre 2014.

Pascal Mougin est maître de conférences à l'Université Paris 3 Sorbonne nouvelle et membre de l'équipe THALIM (Paris 3 / CNRS). Spécialiste de la littérature française des XXe et XXIe siècles et de ses relations avec l'art contemporain, il est également artiste photographe.

mardi 9 mai 2017

Béatrice Joyeux-Prunel, Les avant-gardes artistiques (1918-1945). Une histoire transnationale

Béatrice Joyeux-Prunel
Les avant-gardes artistiques (1918-1945) 
Une histoire transnationale
Gallimard
Folio histoire  
2017

Présentation de l'éditeur
Pour qui entreprend une histoire transnationale des avant-gardes picturales au XX1eSUP. siècle, la période que couvre ce deuxième tome, de 1918 à 1945, est la plus périlleuse. Car l’auteur doit se colleter avec le grand récit dicté par les avant-gardes elles-mêmes.
Tout commence-t-il avec Dada? Dès 1910 s’observait la remise en cause symbolique de Paris par les nouvelles générations dans de nouveaux centres : Berlin, Munich, Londres, Bruxelles, Cologne, Moscou, New York. Dada, certes né dans les charniers de la guerre, fut plus encore issu de l’histoire de la modernité artistique et littéraire depuis les années 1850.
Les avant-gardes furent-elles idéologiquement progressistes? Les acteurs ne cessèrent de négocier entre les logiques révolutionnaires, leurs ambitions nationales et celle de continuer tant bien que mal à se faire connaître sur la scène internationale.
Loin que Paris fût la capitale unique, d’une ville à l’autre, et en particulier à Berlin, Prague, Budapest, Vienne, Moscou, mais aussi à Amsterdam, Bucarest, Zagreb, Barcelone et jusqu’à São Paulo, Mexico et au Japon, apparurent régulièrement de nouveaux groupes décidés à se faire une place dans le courant du modernisme.
En revanche, l’entre-deux-guerres fut une période de marchandisation aboutie de l’innovation artistique. Dans les pratiques et les débats des avant-gardes, une problématique était récurrente : quelle place faire au marché, surtout en cas de succès? 
 

jeudi 27 avril 2017

Michela Passini, L'oeil et l'archive. Une histoire de l'histoire de l'art


 
Michela Passini
L'oeil et l'archive
Une histoire de l'histoire de l'art 
La Découverte 
Écritures de l'Histoire 
2017  

Présentation de l'éditeur
Heinrich Wölfflin, Alois Riegl, Aby Warburg, Henri Focillon, Erwin Panofsky, Roberto Longhi, Linda Nochlin, Michael Baxandall et bien d’autres… Autant de noms qui, de la fin du XIXe à la fin du XXe siècle, ont participé à la construction de l’histoire de l’art. Les notions, méthodes, savoirs et savoir-faire qu’ils ont élaborés ont fabriqué le rapport réflexif que nous continuons aujourd’hui d’entretenir avec le plus omniprésent des matériaux symboliques de nos sociétés : l’image.
Cet ouvrage, à la fois érudit et très accessible, offre un panorama de tout premier plan pour quiconque voudrait se familiariser avec les grandes figures et les grands concepts de la théorie visuelle, en même temps qu’une synthèse pionnière montrant comment l’histoire de l’art s’est constituée en discipline, avec ses institutions propres, ses plateformes d’échange (revues, congrès, expositions, etc.) et ses dispositifs de contrôle de la production scientifique.
Il montre aussi comment, tout au long du XXe siècle, cette histoire fut celle de l’affrontement entre deux conceptions rivales quant à leurs objectifs et leurs enjeux. Selon la première, l’œuvre d’art, pour être comprise, se suffit à elle-même et suffit à son interprète, dont la fonction consiste en une analyse avant tout visuelle ; pour la seconde, elle est un objet culturel complexe, dont il s’agit de reconstituer les dimensions sociales, politiques et intellectuelles.
Avec ce livre aussi documenté qu’ambitieux, Michela Passini propose, pour la première fois en français, une histoire transnationale de l’histoire de l’art. Une somme indispensable pour comprendre les origines de notre rapport présent aux œuvres d’art. 
Chercheuse au CNRS, Michela Passini travaille sur l'histoire de l'histoire de l'art, l'histoire des musées et du patrimoine. Elle est notamment l'auteure de La Fabrique de l'art national. Le nationalisme et les origines de l'histoire de l'art, France et Allemagne 1870-1933 (MSH, 2012).
  

mercredi 19 avril 2017

Regards sur l’édition dans le monde arabe, Sous la direction de Charif Majdalani et Franck Mermier

Regards sur l’édition dans le monde arabe
Sous la direction de Charif Majdalani et Franck Mermier
Karthala
Hommes et société
2016

Présentation de l'éditeur
Cet ouvrage jette les bases d’une réflexion sur l’histoire récente de l’édition et de la lecture dans les pays arabes, du Liban à l’Égypte, en passant par l’Irak, les pays du Golfe et le Yémen, avec une incursion au Maroc. Les contours des champs éditoriaux sont souvent différents d’un pays à l’autre, liés à l’ancienneté des traditions (au Liban ou en Égypte, par exemple) ou à leur caractère extrêmement récent (dans les pays du Golfe), mais aussi au développement économique accéléré par endroits (toujours dans les pays du Golfe) ou ralenti à cause des crises politiques et des guerres (Irak, Syrie, Yémen, Libye).
Plusieurs contributions traitent ainsi du développement de l’édition dans ces différents contextes, d’autres abordent la question des pratiques de lecture, particulièrement au Liban, en Syrie et en Jordanie. Si les problèmes de distribution et la vigilance d’une censure sourcilleuse sont des entraves à l’édition et à la diffusion, le livre conserve cependant  une forte valeur symbolique, à la fois comme vecteur de subversion et comme enjeu de politiques culturelles.
Dans le domaine du livre arabe, les études transnationales s’imposent du fait de l’existence d’un marché du livre panarabe et de l’importance commerciale des foires du livre organisées dans les capitales arabes. Il faut ainsi relever le rôle de certains pays de la péninsule arabique dans la promotion de la littérature arabe ou le développement de programmes de traduction. La profusion littéraire actuelle, notamment dans le domaine du roman, et l’irruption de nouveaux acteurs dans les mondes de l’édition, attachés à diffuser une pensée critique et novatrice, sont deux notes d’espoir dans ce temps d’incertitude qui caractérise la région arabe.

Charif Majdalani est professeur à l’université Saint-Joseph de Beyrouth, romancier et président de la Maison Internationale des Écrivains à Beyrouth. Il est l’auteur d’Histoire de la grande maison (Seuil, 2005), Caravansérail (Seuil, 2007), Nos si brèves années de gloire (Seuil, 2012) et Villa des femmes (Seuil, 2015).
Franck Mermier, anthropologue, ancien directeur du Centre français d’études yéménites (Sanaa) et du département scientifique des études contemporaines à l’Institut français du Proche-Orient (Beyrouth), est actuellement directeur de recherche au CNRS, Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain. Il a notamment publié Le livre et la ville. Beyrouth et l’édition arabe (Actes Sud, 2005) et a dirigé avec Sabrina Mervin l’ouvrage Leaders et partisans au Liban (Karthala, 2012).