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lundi 18 mai 2015

Christophe Charle, La dérégulation culturelle. Essai d'histoire des cultures en Europe au XIXe siècle

Christophe Charle
La dérégulation culturelle
Essai d'histoire des cultures en Europe au XIXe siècle
PUF
2015

Présentation de l'éditeur
Le XIXe siècle fut le moment d’affirmation et de construction d’une véritable Europe des cultures où romans, opéras, pièces, musiques, idées nouvelles ont circulé comme jamais auparavant. La dérégulation culturelle fonde cette dynamique contradictoire où se rencontrent les forces du marché, les aspirations à la liberté créatrice, les volontés d’émancipation par l’accès aux pratiques culturelles, l’émulation entre anciennes et jeunes nations.
Christophe Charle propose ici une relecture originale des cultures nées dans une Europe qui exporte dans le monde entier livres, musiques, opéras, œuvres d’art, modes de vie et innovations techniques. Les frontières politiques et religieuses s’ouvrent, les censures s’atténuent, les héritages académiques laissent enfin place aux innovations et aux transgressions entre les genres, les arts, les pratiques et les publics. Synthèse de très nombreux travaux dans plusieurs langues et d’enquêtes originales issues de trois décennies de recherches personnelles et collectives de l’auteur, ce livre restitue la modernité sociale et symbolique d’un moment capital de notre patrimoine culturel.
Christophe Charle est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, spécialiste d’histoire sociale et culturelle comparée de l’Europe. Il a écrit ou dirigé une trentaine d’ouvrages, dont Discordance des temps, une brève histoire de la modernité (A. Colin, 2011), Histoire des universités (avec J. Verger, Puf, 2012) et Homo historicus (A. Colin, 2013).

lundi 27 octobre 2014

Rahul Markovits, Civiliser l'Europe. Politiques du théâtre français au XVIIIe siècle


Rahul Markovits 
Civiliser l'Europe 
Politiques du théâtre français au XVIIIe siècle
Fayard
2014

Présentation de l'éditeur
Chaque année, pointant le faible écho rencontré par les productions françaises à l’étranger, la presse anglophone annonce la « mort de la culture française ». Face à ces interrogations lancinantes, le xviiie siècle apparaît à certains comme un âge d'or, le temps béni du « rayonnement » européen, voire universel, d’une culture française contagieuse et irrésistible. De ce phénomène, quelle manifestation plus emblématique en apparence que les troupes de comédiens qui sillonnaient l’Europe, jouant Molière en langue originale aux quatre coins du continent, de Cadix à Saint-Pétersbourg et de Stockholm à Palerme ?
Contre une lecture nostalgique et mystificatrice, Civiliser l’Europe révèle et décrit les mécanismes à l'œuvre dans la dissémination européenne du théâtre français. En s’appuyant sur les méthodes nouvelles de l’histoire transnationale, Rahul Markovits met en lumière la diversité des situations. Princes et ministres en quête de prestige politique, diplomates et chefs militaires promouvant le soft power français, chefs de troupe et comédiens à la recherche d'opportunités économiques, administrateurs napoléoniens convaincus de l'influence civilisatrice des chefs-d'œuvre de la scène française : c'est de l'action de l'ensemble de ces protagonistes qu'est constituée la matière de ce livre.
Le théâtre français n’était pas perçu dans les cours princières comme un simple divertissement ni comme le signe d’une grandeur littéraire incontestée. Représentant aux yeux des élites françaises la quintessence de la civilisation qu'elles prétendaient incarner, il devint sous leur égide, parfois pacifique, parfois brutale, l’instrument d’une tentative d'unification culturelle de l’Europe. L’« Europe française » du Siècle des lumières ne nous tend pas le miroir de notre grandeur culturelle déchue. Elle nous montre que les dominations culturelles ne sont pas massives et univoques, mais souvent relatives et toujours localisées.
Rahul Markovits est maître de conférences à l'Ecole normale supérieure. Agrégé d'histoire, il est spécialiste de l'Europe des Lumières. Il a reçu, en 2012, le prix Etienne Raluze d'histoire locale européenne.  

samedi 15 septembre 2012

Pierre Boudrot, L'écrivain éponyme

Pierre Boudrot
L'écrivain éponyme
Armand colin
2012

Présentation de l'éditeur
Associations des amis de Charles-Louis Philippe, de René Boylesve, de Gaston Couté, autant de cénacles à l'intitulé désuet, constitués pour quelques dizaines de fervents en l'honneur des figures oubliées de la vie littéraire d'autrefois, qui font douter de la pertinence d'une étude d'ensemble les prenant pour objet. Pourtant, la fondation de groupements prenant nom d'écrivain plonge loin ses racines dans l'histoire contemporaine de l'Occident. 
Peu après la Révolution française qui engendre une Société des amis de Jean-Jacques Rousseau, naissent en Ecosse les premiers clubs Burns qui essaimeront en Angleterre et dans l'Empire britannique. À Londres, d'importantes sociétés érudites fleurissent au XIXe siècle autour de l'oeuvre de Shakespeare. Dans les Etats allemands, des associations Schiller offrent un porte-voix au libéralisme politique et une puissante Société Goethe rassemble après l'unité plusieurs milliers de membres qui font corps derrière l'élite de la nation. 
Des sociétés Dante voient le jour dans l'Italie unifiée, mais aussi à Weimar et jusque dans le Massachusetts... L'étude de ces associations et sociétés, constitutives de la construction culturelle des nations modernes, porte ainsi, à travers la disposition éponyme de l'écrivain qu'elles manifestent, un éclairage nouveau sur l'évolution du statut de l'écrivain comme figure sociale emblématique. Une histoire inédite, envisagée sur deux siècles, à travers l'Europe et les Etats-Unis.

Pierre Boudrot, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et docteur en histoire de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, est rédacteur en librairie ancienne à Paris. À ce titre, il est l’auteur, en collaboration, de bibliographies commentées de maisons d’édition : Bibliographie des Éditions de la Nouvelle Revue française (2011) ; des Éditions de Minuit (2010) ; des Éditions Denoël et Steele (en préparation). Il s’est aussi spécialisé dans les recherches transnationales en histoire sociale et culturelle sur des objets communs à plusieurs espaces nationaux appréhendés sur le temps long, comme les associations dédiées à un écrivain dans le présent ouvrage ou les tribunes publiées par la presse en Europe dans un post-doctorat effectué à l’université Robert Schuman de Strasbourg ; il a ainsi contribué à des ouvrages collectifs situés dans des perspectives transversales de longue durée. Il a vécu cinq années en Allemagne où il a rédigé sa thèse. 

dimanche 17 avril 2011

Revue de synthèse, t. 132, n°1, 2011, LES FORMES DE L’EXPERTISE ARTISTIQUE EN EUROPE (XIVe-XVIIIe SIÈCLE)

Revue de synthèse, t. 132, n°1, 2011
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LES FORMES DE L’EXPERTISE ARTISTIQUE EN EUROPE
(XIVe-XVIIIe SIÈCLE)

Si chacun croit connaître la figure de l’expert, les historiens ont négligé l’expertise artistique. Loin des récits sur la naissance des institutions ou la libéralisation des arts, l’enquête porte ici sur les contextes juridiques, commerciaux ou muséaux. Elle saisit localement la constitution des savoirs. Les oeuvres sont à l’épreuve, prises entre matérialité et catégories du jugement, faisant de la singularité l’un des paradigmes de l’art.

Cliquer sur la brochure électronique ci-dessous pour l'agrandir et consulter le sommaire, les résumés en langue française, anglaise, arabe, allemande, espagnole, chinoise et japonaise.