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lundi 16 février 2015

Joseph Jurt, Sprache, Literatur und nationale Identität: Die Debatten über das Universelle und das Partikuläre in Frankreich und Deutschland

Joseph Jurt
Sprache, Literatur und nationale Identität
Die Debatten über das Universelle und das Partikuläre in Frankreich und Deutschland
De Gruyter
2014

Présentation de l'éditeur
German and French concepts of nation were often defined antithetically– through an idealized contrast between the “nation state” and the “cultural nation.” This study undertakes a political, linguistic, and literary historical reconstruction of the significance of language and literature in the construction of national identity since the early modern period, revealing that this process was far more complex than previously thought.
Joseph Jurt, Albert-Ludwigs-Universität Freiburg, Germany.


mardi 5 août 2014

Les Grands Centres musicaux dans le monde germanique (XVIIe - XIXe siècle) , Jean‐François Candoni et Laure Gauthier (dir.)


Les Grands Centres musicaux dans le monde germanique 
(XVIIe - XIXe siècle) 
Jean‐François Candoni et Laure Gauthier (dir.)
Préface de Christophe Charle
PUPS
2014

Présentation de l'éditeur
À partir d’une série d’études et de regards pluridisciplinaires consacrés aux grands centres musicaux du monde germanique, ce livre entreprend d’esquisser une histoire de la musique allemande centrée non pas sur les oeuvres et leurs compositeurs, mais plutôt sur la manière dont la création, la production et, plus généralement, la vie artistiques s’inscrivent dans un espace géographique complexe. Il s’agit de comprendre comment une activité musicale extrêmement riche et diversifiée s’est développée dans cet espace hétérogène et polycentré situé au coeur de l’Europe, au carrefour des influences les plus diverses, et qui ne commencera à réaliser son unité politique et administrative qu’au cours de la seconde moitié du 19e siècle. L’atomisation même de la vie musicale, qui rayonne souvent à partir de cités d’importance moyenne, ne permet pas une approche systématique. Aussi avons‐nous choisi de mettre en regard une série d’études de cas, consacrées à des lieux ayant une valeur exemplaire : Vienne, Berlin, Hambourg, Salzbourg ou Dresde, mais aussi Strasbourg, Zurich, Weimar, Kassel ou Meiningen.
Cette histoire de la musique allemande envisagée à travers les villes et les rapports que les centres urbains entretiennent les uns avec les autres montre combien le développement de la vie artistique a été façonné par le jeu des acteurs politiques, institutionnels, culturels et économiques. Il ne s’agit plus ici d’aborder la musique à travers la notion traditionnelle d’« école nationale », ni de réduire la géographie de l’activité musicale à quelques oppositions schématiques entre centres protestants et catholiques, entre villes administrées par la bourgeoisie et cités aristocratiques. Le livre tente au contraire de rendre compte de ces espaces et de ces villes de façon dynamique, de mettre en lumière les transformations et métamorphoses des lieux, d’expliquer en particulier l’émergence de nouveaux centres musicaux et le déclin de certains autres, depuis l’ère baroque jusqu’à la fin du siècle du romantisme.

mercredi 8 janvier 2014

Christian Joschke, Les yeux de la nation. Photographie amateur et société dans l’Allemagne de Guillaume II (1888-1914)


Christian Joschke
Les yeux de la nation
Photographie amateur et société dans l’Allemagne de Guillaume II 
(1888-1914) 
Presses du réel
2014

Présentation de l'éditeur
La dimension sociale et l'horizon politique de l'émergence d'une culture de l'image portée par la pratique amateur de la photographie en Allemagne à l'aube du XXe siècle.
Entre 1888 et 1914, la photographie s'est massivement diffusée en Europe et singulièrement dans la société allemande, profitant de l'activité de nombreux clubs photographiques. Ces clubs encadraient l'essor de la pratique photographique en publiant des revues, en organisant de grandes expositions qui impliquaient, avec la photographie d'art, de nombreux domaines d'utilisation de ce médium : l'astronomie, la biologie, l'anthropologie, la topographie et, de plus en plus fréquemment, la documentation du folklore européen.
L'espace public ainsi formé faisait émerger une culture partagée à visée citoyenne, fondée sur les images. D'abord dédiée à l'éducation de l'œil en art et en science, cet espace public tendait de plus en plus à se replier sur les identités régionales et nationales en employant les amateurs comme source de documentation ethnographique. Pourquoi étaient-ce les amateurs, et non la presse, l'industrie ou les institutions culturelles, qui se trouvaient placés au cœur de ce projet ? Quel était l'horizon politique de ces images dans une Allemagne marquée, après le retrait de Bismarck, par ce qu'on peut appeler une crise d'identité culturelle ? Quel fut exactement le rôle de ces images dans la construction « par le bas » d'une identité nationale ?
Historien de l'art et germaniste (traducteur notamment de Horst Bredekamp et Hans Belting), Christian Joschke est maître de conférences au département d'Histoire de l'art et d'Archéologie de l'université Paris Ouest – Nanterre – La Défense.
 

jeudi 4 octobre 2012

Manuel Bragança, La crise allemande du roman français, 1945-1949


Manuel Bragança 
La crise allemande du roman français, 1945-1949 
La représentation des Allemands dans les best-sellers de l'immédiat après-guerre 
Peter Lang
2012

Présentation de l'éditeur
Après la Seconde Guerre mondiale, c'est par le roman que nombre de Français choisirent de penser un conflit qui, bien que moins sanglant que la Première Guerre mondiale d'un point de vue strictement français, se révéla bien plus destructeur en termes de valeurs. Parmi les très nombreux romans abordant ce sujet dans l'immédiat après-guerre, plusieurs d'entre eux se distinguent par un immense succès public et critique, démontrant par là-même qu'ils répondaient à une certaine attente de leurs contemporains. Ce sont ces best-sellers, écrits par Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Romain Gary, Jean-Louis Bory et Jean-Louis Curtis, qui forment le socle de cette étude pluridisciplinaire se situant au croisement de l'histoire culturelle, de la narratologie et de la poétique. De bords politiques divers, ces romanciers ont tous refusé la collaboration et participé, de près ou de loin, tardivement ou non, à la Résistance. Les Allemands, les ennemis d'hier, sont évidemment omniprésents dans ces textes. Pourtant, les notions d'identité et d'altérité étant étroitement liées (puisque c'est bien l'Autre, par ses différences, qui révèle l'identité d'un individu ou d'un groupe), il s'agira moins dans cette étude de rendre compte d'une perception subjective des Allemands que de saisir a contrario comment les Français se sont eux-mêmes perçus au lendemain d'un conflit toujours très présent dans leur mémoire collective.

Manuel Bragança est maître de conférences en études françaises à l'Université de Nottingham Trent, au Royaume-Uni. Il est membre du groupe de recherche « War and Memory » et s'intéresse surtout à la littérature et à l'historiographie de la Seconde Guerre mondiale. Chargé de la section « French literature, 1945-1999 » pour The Year's Work in Modern Language Studies, il est notamment l'auteur de « Le 'bon Allemand' dans le roman français de l'immédiat après-Seconde Guerre mondiale : une erreur de casting ? », Modern & Contemporary France (2010), et de « Le Survivant de la Shoah face au texte de fiction : un écran protecteur ou un écran projecteur ? », French Cultural Studies (2012).