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mercredi 31 décembre 2014

Mallarmé et l'anglais récréatif. Le poète pédagogue, Bertrand Marchal et Marie-Pierre Pouly

Mallarmé et l'anglais récréatif
Le poète pédagogue
Bertrand Marchal et Marie-Pierre Pouly
Cohen & Cohen
2014

Présentation de l'éditeur
L'Anglais récréatif ou Boîte pour apprendre l'anglais en jouant et seul est la maquette d'une méthode d'apprentissage de la langue anglaise conçue, fabriquée et illustrée "Par un Professeur de l'Université", Stéphane Mallarmé. La Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, où il est conservé, a récemment restauré ce trésor. Composé de seize fiches, il permet de répondre à des questions posées à l'aide de tirettes que l'on actionne, de roues que l'on tourne pour sélectionner la bonne réponse.
Cet exceptionnel document présente une facette inédite du travail original et inventif du poète pédagogue. Il est présenté aujourd'hui pour la première fois dans son intégralité. Bertrand Marchal retrace dans cet ouvrage la pénible et chaotique carrière professorale de Stéphane Mallarmé, qui l'empêche de se consacrer pleinement à son art, plongeant ainsi le poète dans un océan de frustration. Marie-Pierre Pouly resitue L'Anglais récréatif dans le contexte d'une époque qui voit se réunir des domaines antérieurement disjoints : celui de la page animée et celui de la pédagogie récréative dans son lien avec les styles éducatifs.
L'artiste Geneviève Besse vient compléter ces études en rebondissant avec talent sur le travail de l'écrivain pour proposer douze panneaux peints en contrepoint de ces fiches.  
Bertrand Marchal, professeur à l'université de Paris-Sorbonne, a édité les Oeuvres complètes de Stéphane Mallarmé dans la Bibliothèque de la Pléiade. Marie-Pierre Pouly est maître de conférences en sociologie à l'université de Limoges et chercheuse au GRESCO. Agrégée d'anglais, ancienne élève de l'Ecole normale supérieure de Cachan, elle a consacré une thèse de sociologie historique à la scolarisation et aux usages sociaux de l'anglais en France. Elle développe également des travaux de sociologie de la littérature. 

mardi 3 juin 2014

video: Gisèle Sapiro s'entretient avec Olivier Cadiot, 10 avril 2014

video: Gisèle SAPIRO (CESSP/CNRS/EHESS) s’entretient avec Olivier CADIOT, écrivain
3e séance du cycle de rencontres entre universitaires et écrivains, autour de leur pratique de la « fiction littéraire » à l’ère du Storytelling
Cycle « Fiction littéraire contre Storytelling : formes, valeurs, pouvoirs de la littérature aujourd’hui »
Coordination : Danielle Perrot-Corpet, en collaboration avec Gisèle Sapiro (CESSP/CNRS/EHESS) et Emmanuel Bouju (Rennes 2/CELLAM : Groupe Phi).
Maison de la Poésie,  Paris.
10 avril 2014


(source: AAR)

mardi 16 juillet 2013

écouter: Carole Reynaud-Paligot, À propos de la politisation des avant-gardes : la poésie surréaliste entre révolte et révolution

écouter: Carole Reynaud-Paligot, À propos de la politisation des avant-gardes : la poésie surréaliste entre révolte et révolution
Conférence de Carole Reynaud-Paligot, Centre d’histoire du XIXe siècle Paris1-Paris 4 ; université de New York à Paris ; MSH Paris- Nord. 6 mars 2013
Cette étude a eu pour objectif d’analyser les processus de politisation d’une avant-garde artistique et littéraire. À travers la volonté de « transformer le monde » (Marx) et de « changer la vie » (Rimbaud), le surréalisme intègre une véritable dimension politique. En réhabilitant le sensible, le désir, le merveilleux et en prônant une démocratisation de la fonction artistique, les surréalistes se heurtent à la morale bourgeoise tandis que leur refus du rationalisme, de l’ascétisme, d’une société hiérarchisée les entraîne du côté des utopies révolutionnaires. Leur engagement politique a pris, au gré des succès et des échecs des mouvements révolutionnaires, des orientations différentes : communisme, trotskysme, anarchisme. La consultation de sources en partie inédites (correspondances) a permis de relire l’engagement communiste en prenant mieux en compte les ambitions et les dynamiques de concurrence. Celui-ci a ensuite laissé place à un engagement en faveur des Droits de l’homme, demeuré en grande partie méconnu : participation au mouvement des Citoyens du monde, lutte en faveur d’un statut de l’objection de conscience, résistance à la guerre d’Algérie, dénonciation du péril fasciste.
Cycle de conférences « images du politique, politique des images » en partenariat avec les masters Littératures et culture de l’image/Littératures et politique UFR Lettres et Langues, université de Poitiers. Sous la direction scientifique de Anne-Cécile Guilbard, maître de conférences littérature française et esthétique de l’’image, université de Poitiers et de Christine Baron, professeur de littérature générale et comparée, université de Poitiers.

vendredi 19 avril 2013

Alain Farah, Le Gala des incomparables - Invention et résistance chez Olivier Cadiot et Nathalie Quintane


Alain Farah 
Le Gala des incomparables 
Invention et résistance chez Olivier Cadiot et Nathalie Quintane 
Classiques Garnier
2013

Présentation de l'éditeur
Olivier Cadiot et Nathalie Quintane incarnent, malgré la prétendue mort des avant-gardes, la poursuite de l'invention littéraire. Les tensions qu'ils ravivent entre littérature et monde contemporains produit une joie qui impose à l'apathie actuelle une autre radicalité esthétique et politique.
Table des matières
Olivier Cadiot and Nathalie Quintane embody the pursuit of literary invention, despite the supposed death of the avant-gardes. The tensions they revive between the contemporary world and contemporary literature result in a joyful aesthetic and political radicalism which challenges the current reign of apathy.
Table of contents

vendredi 9 novembre 2012

Ilse et Pierre Garnier, Poésie spatiale : une anthologie

Ilse et Pierre Garnier
Poésie spatiale : une anthologie
Préface d'Isabelle Maunet-Salliet 
Al Dante
2012

Présentation de l'éditeur
 « Ilse et Pierre Garnier sont donc des explorateurs. Ils déploient dans le vide actif et énergétique de la page des configurations rythmées de lettres, de mots, d'énoncés, de signes, de lignes. Ils sont créateurs de surfaces, arpenteurs d'espaces, ouvreurs de lieux. Topographes du temps qui s'ouvre, s'espace, se suspend. Cosmonautes de la page et du livre. Écorcheurs de mots à la lettre. Ascètes taoïstes de la Picardie et du Palatinat tendant à la plus extrême simplicité et nudité. Singuliers géomètres des rapports de « l'un-fini » et de l'infini, de la clôture et de l'expansion. Scénographes du « vaste silence » d'où naissent la parole, le monde et les êtres. Capteurs et cartographes d'invisibles mouvements et rythmes animant l'univers. Mystiques lyriques objectifs sensibles aux formes primitives et aux champs de forces, aux révolutions et aux interactions, aux mots matière et aux lettres inaugurales, aux chiffres, aux figures géométriques primordiales, aux réalités physiques élémentaires incommensurables, liées à l'espace, à la lumière et à la vie, que sont la terre, la pierre, la mer, la vague, le ciel, l'étoile, le soleil, le lac, la montagne, les oiseaux, les sources invisibles... Pierre et Ilse Garnier sont poètes. » (Isabelle Maunet-Salliet) 
Cette anthologie propose un large choix de textes (poétiques et théoriques) d'Ilse et Pierre Garnier, inventeurs de la poésie spatiale, ambassadeurs français de la poésie concrète. 

dimanche 29 avril 2012

écouter: Jacques Demarcq, traducteur de l'anthologie ÉROTIQUES de E.E. CUMMINGS

écouter: Jacques Demarcq, ÉROTIQUES de E.E. CUMMINGS
Ça rime à quoi par Sophie Nauleau, 29.04.2012

ÉROTIQUES
E.E. CUMMINGS
Traduit par
Jacques DEMARCQ
Seghers
2012

Présentation de l'éditeur
Pour la première fois rassemblés dans une anthologie, les plus beaux poèmes et dessins érotiques d'E. E. Cummings, l'un des auteurs majeurs de la poésie américaine du XXe siècle, mais aussi des plus populaires. Tout au long de sa vie et au gré de ses amours tumultueuses, le génial Edward Estlin Cummings a composé des poèmes érotiques dans l'intimité de son étude. Comme l'ensemble de son oeuvre, ces textes sont marqués par une approche très novatrice, moderne, de l'écriture : les conventions syntaxiques sont bousculées, les règles typographiques bouleversées et les formes poétiques réinventées. Loin d'en faire un poète hermétique, le style de Cummings est le reflet d'une indépendance et d'une liberté de ton tout à fait remarquable pour son temps. Il n'a pas été facile pour lui de trouver des éditeurs prêts à publier la plupart des poèmes réunis ici. Chez Cummings, la chair n'est pas triste, bien au contraire : la langue est érotisée et suggère des étreintes, des ébats et des cris. Le sens et les sensations sont invoqués. La crudité des corps et de la jouissance se présentent au coeur de l'aventure poétique. 
Cette anthologie couvre quarante ans de la vie de Cummings, des années 1920 aux années 1960, reflétant les expériences du poète qui sera marié trois fois. Aussi, après les poèmes des bas-fonds des années de jeunesse, écrits depuis les boites de strip-tease de Boston ou à l'arrière du front en France, ses textes s'adressent à ses trois épouses : Elaine, Anne et Marion. Des érotiques très différentes se dégagent donc des poèmes rassemblés dans ce volume, passant de rencontres fugitives, de rapports tarifés parfois très crus comme ceux avec la « sauvage Marj », à d'autres plus émus, comme stupéfiés avec la « timide et luxurieuse» Elaine, ou encore mystiques et rageurs avec Marion, la femme qui l'accompagnera dans ses vieux jours. Toutefois, en dépit de la variété de sentiments que chacune lui inspire, jamais les femmes ne sont réduites à de simples objets de désir chez Cummings. Dans son oeuvre, l'érotisme apparaît comme une esthétique du partage, une communion avec la nature et ses cycles, une fenêtre ouverte sur le mystère de la vie. 
Edward Estlin Cummings est né en 1894 à Cambridge (Massachusetts). Étudiant à l'université Harvard, il vient en France comme ambulancier en 1917. Ses convictions pacifistes lui valent trois mois de détention à La Ferté-Macé (Orne). Cette expérience lui inspire L'Énorme Chambrée, un récit enjoué et moqueur, remarqué dès sa sortie par la critique et figurant depuis parmi les classiques. Toute sa vie, Cummings écrira des poèmes, sur l'actualité parfois et sur la vie sociale, mais plus souvent sur les thèmes éternels de la nature et de l'amour, dans un style de plus en plus novateur, bousculant les formes et repoussant les...

samedi 31 mars 2012

en ligne: Marion Naccache, Bernard Heidsieck & Cie : une fabrique du poétique

  NACCACHE_Marion_2011_these.pdf(2.8 MB)

Bernard Heidsieck & Cie : une fabrique du poétique
Marion Naccache1
Ecole normale supérieure de lyon - ENS LYON (05/10/2011), Jean-Marie Gleize (Dir.)

De même que le ready-made, il y a maintenant presque un siècle, avait transformé la question " qu'est-ce que l'art " en son contraire (" comment faire pour que quelque chose ne soit pas de l'art ?", ne soit pas transformé en objet d'art puisqu'une simple parole d'artiste, fiat ars, suffisait ainsi à transfigurer tout élément du réel), de même, il devient difficile aujourd'hui de repérer ce qui ne pourrait être, jamais ou par essence, un objet poétique. Devant l'œuvre poétique et plastique de Bernard Heidsieck, il convient de mettre en place une série de critères permettant de distinguer la poéticité d'un " art total ". Nelson Goodman apporte des éléments de réponse en soulignant l'importance d'un paramètre rarement pris en compte : le contexte. La question essentialiste " qu'est-ce que l'art "/ " qu'est-ce qu'un poème " pouvant être remplacée par une autre plus pragmatique " quand y a-t-il art/poème ? " De ce point de vue pragmatiste, la notion de " contexte " permet ainsi de faire jouer à la fois l'espace (le lieu où s'exécute l'œuvre d'art) et le temps (les circonstances dans lesquelles l'œuvre s'exécute). Ainsi, un même objet ou une même action pourrait, à la fois, être ou ne pas être de l'art, c'est finalement une question de contexte et d'intention initiale. Dans le cas de nos recherches, la question du contexte est primordiale puisque l'inscription d'objets poétiques non exclusivement textuels en poésie et non en arts plastiques, repose en partie, sur leur appartenance aux champs de diffusion (éditoriaux et institutionnels) de la poésie. Cependant, des productions poétiques telles que celles de Heidsieck dont certaines facettes n'appartiennent pas au poétique n'en deviennent pas pour autant " poèmes " du fait de leur présence dans un festival de poésie. Notre projet de recherche a pour horizon une redéfinition du champ " poésie " et de ses outils d'analyse, une tentative de mise en place d'une poétique permettant de prendre en charge de façon féconde les " objets poétiques complexes " _c'est-à-dire hétérogènes du fait de leur appartenance à différents types de régimes esthétiques_ de Bernard Heidsieck.
1 :  CERCC - EA1633 - Centre d'Etudes et de Recherches Comparées sur la Création 
Bernard Heidsieck – Poésie sonore – Poésie action – Poème-partition – Lecteur-spectateur – Lecteur-performeur – Dispositif – Magnétophone – Montage cut-up – Plasticité – Documentaire

Bernard Heidsieck & C° : a poetry fabric
As well as the ready-made, almost a century ago, turned the question "what is art?" into its opposite ("how can say something isn't art?", something wouldn't be transformed into an art piece since the only artist's word, fiat ars, was enough to turn any part of the real into art), as well, it has become difficult today, to point what couldn't be, ever or essentially, a poetic object. In front of Bernard Heidsieck poetic and plastic work, we have to gather a series of criteria that would allow us to distinguish poeticism and "total art". Nelson Goodman gives us a few answers highlighting the importance of a rarely acknowledged parameter: the context. The essentialist question "what is art?"/"what is a poem?" is turned into a rather pragmatic one "when is there art?/poem?". From that pragmatist point of view, the idea of "context" allows us to deal with both space (the place where the art work happens) and time (the circumstances when it happens). That means a same object or a same action could or couldn't be art, which leads us to the question of the context and the intention. For my researches, the context is primordial since Bernard Heidsieck's poems, which are not exclusively textual, partly inscribe themselves in poetry because of their belonging to the poetry field of diffusion (from the publishing companies to the institutions). In the mean time, these objects don't become "poems" just because of that poetic context. For those reasons, my project is to try and redefine the term and the field "poetry" and it's analysis tools, it's an attempt to build a poetic that would allow us to talk about what I will call the "complex poetic objects" _ complex because they belong to different types of aesthetic regimens _ of Bernard Heidsieck.
Bernard Heidsieck – Sound poetry – Action poetry – Score-poem – Reader of the audience – Reader-performer – Device – Tape recorder – Editing cut-up – Plasticity – Documentary


mardi 8 novembre 2011

Contemporanéités de Gertrude Stein. Comment lire, traduire et écrire Gertrude Stein aujourd'hui

Contemporanéités de Gertrude Stein
Comment lire, traduire et écrire Gertrude Stein aujourd'hui
Editions des archives contemporaines
2011

Présentation de l'éditeur
Parmi les écrivains associés à ce vaste aréopage qu’on nomme la Modernité, Gertrude Stein est sans doute une de celles, sinon celle, qui résiste encore le plus, aujourd’hui, aux lectures convenues. Marquée par une poétique intransigeante, volontairement en marge de toutes formes de stéréotypes littéraires, l’œuvre de Stein, sans concession, rend parfois perplexe les lecteurs peu habitués à sortir des sentiers battus. Rares sont les œuvres qui divisent encore à ce point les littéraires. De plus, personnage flamboyant, attisant les haines aussi bien qu’elle attirait les fidèles, elle aura eu son premier succès public à soixante ans avec un livre, Autobiogaphie d’Alice Toklas, qui, aussi remarquable soit-il, provoqua un malentendu en ce qu’il reste encore le plus accessible de cette oeuvre protéiforme.
Comment lire, traduire et écrire Gertrude Stein, aujourd’hui? Comment expliquer la fascination, la passion, aussi bien que l’incompréhension qu’elle peut encore provoquer? Ce livre, issu d’un colloque qui a eu lieu à Montréal en septembre 2008, vise justement à faire le point sur cette œuvre grâce à l’apport d’une foule de spécialistes en provenance de France, des États-Unis, du Québec aussi bien que du Canada anglais. Les textes abordent l’abstraction et la complexité de ce travail, les difficultés et les enjeux de sa traduction, sa logique poétique et langagière, les influences qui s’y dessinent, et des sujets encore peu abordés comme le rapport de Stein à la judaïté ou à la politique.
Il s’agit d’une somme importante qui permet de faire le point à travers des regards multiples, à défaut d’une lecture totalisante à laquelle l’œuvre ne peut que se refuser, de toute manière.
Gertrude Stein (1874-1946) Née à Alleghany (Pennsylvanie) dans une famille d’émigrants juifs allemands, Gertrude Stein a passé son enfance en Californie (Oakland), puis a suivi les cours de psychologie de William James à Radcliffe College (Harvard) avant de commencer des études de médecine à l’université John Hopkins qu’elle interrompt en 1901. Immigrant en France en 1904, détachée du territoire de sa langue maternelle, coupée de sa matrice culturelle et linguistique, elle se détache également de la langue de son territoire d’expatriation, le français, en ne lisant et n’écrivant presque exclusivement que dans un anglais qu’elle se réapproprie de façon singulière. Le domicile de Gertrude Stein et de sa compagne Alice Toklas, le 27 rue de Fleurus et son importante collection d’art, devient le salon de l’avant-garde américaine et européenne. L’œuvre moderniste de Gertrude Stein expérimente de façon inédite le langage et une multiplicité de genres : prose, poésie, autobiographie, essai, portrait verbal et théâtre.
 


vendredi 29 juillet 2011

écouter: Bernard Teyssèdre pour son livre Arthur Rimbaud et le foutoir zutique

écouter: Bernard Teyssèdre pour son livre Arthur Rimbaud et le foutoir zutique
Les Nouveaux chemins de la connaissance, 29.03.2011

Bernard Teyssèdre
Arthur Rimbaud et le foutoir zutique
Editions Léo Scheer
2011

Présentation de l'éditeur
Au cours de l’automne 1871, Arthur Rimbaud a écrit dans l’Album zutique une vingtaine de poèmes qui représentent une face tout à fait singulière de son activité de poète et qui nous éclairent sur une période critique de sa vie. Il existait depuis longtemps des éditions commentées pour les Poésies de Rimbaud, pour ses Illuminations et Une saison en enfer. Il n’existait aucun équivalent pour ses textes zutiques. Ce livre se propose de réparer cette lacune. Faisant le point sur les recherches actuelles autour de l’Album zutique, ce volume est certes un ouvrage de référence, mais il s’adresse également à tout lecteur non spécialiste désireux d’en savoir plus sur cet Album aussi amusant que fascinant.
En rassemblant une information aussi rigoureuse que possible, Bernard Teyssèdre analyse les problèmes spécifiques (d’ordre stylistique, intertextuel, historique, érotique) que posent ces poèmes. La part subjective, irréductible, l’amène à écrire, à partir de documents historiques, une fiction « élucidante », qui permet de comprendre ce qui s’est effectivement passé. L’apparat critique et les notes, très abondantes, aideront le lecteur à faire le partage entre ce qui relève de l’information historique et de l’interprétation personnelle.

Cet ouvrage contient une quarantaine d’illustrations en noir et blanc. Il s’agit pour la plupart d’entre elles d’extraits de l’Album zutique.

Bernard Teyssèdre
a publié de très nombreux ouvrages, parmi lesquels Romans-éclairs (Grasset, 1961) ; Foi de Fol (Gallimard, 1968) ; Panofsky, L’œuvre d’art et ses significations (Gallimard, 1969) ; Le Diable et l’Enfer au temps de Jésus (Albin Michel, 1985) ; Anges, astres et cieux (Albin Michel, 1987) ; Le Roman de l’Origine (Gallimard, 1996 ; 2007)

jeudi 17 mars 2011

E. E. Cummings, Font 5


E. E. Cummings
Font 5
Traduction et postface de Jacques Demarcq
Collection Now
Éditions Nous
2011

puisque sentir est premier
qui prête la moindre attention
à la syntaxe des choses
ne t’embrassera jamais entière;

tout entier être un idiot
quand le printemps est de ce monde

mon sang approuve,
et les baisers sont un meilleur sort
que la sagesse
ma dame je le jure sur toutes les fleurs.   Ne pleure pas
—le plus beau geste de mon cerveau ne vaut
ce battement de tes paupières qui dit

nous sommes l’un à l’autre:alors
ris donc,à la renverse dans mes bras
car la vie n’est pas un paragraphe

Et la mort je pense n’est pas une parenthèse

E. E. Cummings
(1894-1962), son cinquième livre,
le plus parisien, d’une vitalité infatigable,
toutes griffes et caresses dehors.

vendredi 17 décembre 2010

lundi 12 avril 2010

Cahiers Georges Perec, Perec et l'art contemporain T10




Cahiers Georges Perec

* Perec et l'art contemporain T10
* Castor Astral





Présentation de l'éditeur
Une réflexion sur les raisons qui font aujourd’hui de Georges Perec une référence pour l’art contemporain international ; des études sur les conjonctions entre l’œuvre de Perec et l’art contemporain de son temps (Fluxus, l’Hyperréalisme, le Pop Art…) ; des articles sur ce qui rapproche Perec de créateurs plasticiens majeurs de notre temps, par catégories (art du quotidien, art de la rue et de la ville, art infra-ordinaire, genre du « Je me souviens… », art de la collection ou du classement…), ou approches monographiques (Perec et : Joachim Schmid, Sophie Calle, Thomas Demand, Edouard Levé, Christian Boltanski, Claude Closky, On Kawara, Roman Opalka, Gérard Collin-Thiébaut, Valérie Mréjen…) ; des parallèles entre Perec et des pratiques contemporaines dans les domaines du design, de la bande dessinée, de l’illustration, de la musique. Des entretiens (avec Joachim Schmid, François Morellet, Philippe Cazal) ; des présentations illustrées de travaux en lien avec l’œuvre perecquienne.
Différentes bibliographies achèvent le volume.

LES AUTEURS
Des chercheurs spécialistes de Perec ou d’art contemporain : Maud Assila, Jan Baetens, Philippine Cruse, Cécile de Bary, Lætitia Desanti, Nadine Descendre, Mickaël Ferrier, Laurent Grison, Eléonore Hamaide-Jager, Maryline Heck, Pierre Hyppolite, Jean-Luc Joly (directeur du numéro), Bernard Magné, Sophie Mariani-Rousset, Véronique Montémont, Isabelle Parnot, Catherine Pomparat, Tonia Raus, Christelle Reggiani, Matthieu Rémy, Mireille Ribière, Irène Salas, Ravindranathan Thangam, Diane Watteau ; mais aussi des critiques d’art : Jean-Max Colard, Jean-Pierre Salgas ; des créateurs (écrivain, plasticiens, photographe, cinéaste) : François Bon, Philippe Cazal, Dominique de Liège, Marie-France Dubromel, Elisabeth Girard-Léthier, Pauline Horovitz, François Morellet, Marylin Rolland, Joachim Schmid ; et des étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux.

mercredi 7 avril 2010

Christine Lavant, UN ART COMME LE MIEN N’EST QUE VIE MUTILÉE


Christine Lavant
UN ART COMME LE MIEN N’EST QUE VIE MUTILÉE
Anthologie de poèmes choisis, traduits et présentés par François Mathieu
Éditions Lignes












Présentation de l'éditeur
Christine Lavant  : «  Je n’attends rien du Pfauenschrei [« Cri du paon  » – recueil de quatre-vingt-dix poèmes paru en 1962]. Que les derniers efforts acharnés  ; je me fiche complètement de savoir s’il sortira avec ou sans fautes d’impression. Je ne lis jamais les critiques  ; elles me sont tellement pénibles. Les bonnes presque plus que les mauvaises. D’une façon générale, écrire de la poésie m’est tellement pénible. C’est inouï […] je vivrais si j’étais en bonne santé et avais six enfants, et que je puisse travailler pour eux  ! Un art comme le mien n’est que vie mutilée, un péché contre l’esprit, impardonnable. La vie est tellement sacrée, peut-être que les bien-portants ne le savent pas. Moi, je le sais tout à fait. C’est pour cela que je ne mettrai probablement jamais fin à mes jours. Il y a aussi des moments où je suis heureuse sans raison. […]  » La femme qui écrit cette lettre le 27 mars 1962 est, avec Ingeborg Bachmann, la plus grande poétesse autrichienne du siècle dernier  ; six prix ont récompensé son œuvre de son vivant.

L’originalité de cette poétesse – par quoi elle est justifiée de prétendre à la poésie universelle –, elle la tient d’une constante exploration de son univers extérieur immédiat passé au crible de son très profond univers intérieur  : une espèce d’extirpation, puis de monstration d’une perception pratiquée par des sens exacerbés. Sur fond de douleur physique quotidienne, de révolte et de colère… contre un Dieu qui l’a faite ce qu’elle était, et une religion de mascarade. Mais aussi d’espoir et de petites joies. Sa langue est inépuisable, qu’elle nourrit de son paysage campagnard, de son vécu quotidien, invente et déroule comme elle tricote, infiniment, assise par terre dans des nuits de douloureuses insomnies, entre un tapis d’Orient et une fenêtre derrière laquelle passent une lune et des étoiles vivantes, sans cesse réimagées par une vision poético-païenne.

Née en 1915 à Sankt-Stefan dans la vallée de la Lavant, à mi-chemin entre Klagenfurt et Graz, à quelques kilomètres au nord de la frontière austro-slovène, morte en 1973, Christine Habernig, née Thonhauser, prend en 1948, lors de sa première publication, le pseudonyme de Lavant. Christine Lavant est une femme poète aux antipodes d’une certaine tradition du poète bien né et fortuné, fin lettré et voyageur, tel Rainer Maria Rilke. Neuvième enfant d’une famille de mineurs, frappée deux mois après sa naissance de scrofulose, puis de pneumonie, elle gardera toute sa vie les stigmates douloureux de sa petite enfance. Une cécité et une surdité partielles, des douleurs quasiment constantes, un état de dépression chronique l’accompagneront toute sa vie. En 1924, à l’issue d’une hospitalisation à Klagenfurt, l’enfant de neuf ans parcourt à pied les soixante kilomètres qui la séparent de chez elle. À quinze ans, le chemin de l’école étant devenu trop long pour elle, elle doit désormais gagner sa vie en faisant du tricot. En 1932, elle brûle son roman, qu’un éditeur de Graz avait accueilli favorablement, puis refusé. En 1933, à la suite d’une tentative de suicide, elle entre volontairement dans un hôpital psychiatrique pour tenter de comprendre son état. En 1945, une bibliothécaire qui ne sait plus quoi lui donner à lire lui confie les derniers vers de Rilke  : ce sera pour elle une révélation. Restée plus de vingt ans sans écrire, elle reprend la plume. Impressionné, l’un de ses médecins transmet ses poèmes à un éditeur, marquant ainsi le début de sa reconnaissance. L’œuvre de Christine Lavant tient en neuf volumes – quatre de poésie et cinq de proses – publiés, en allemand, par les éditions Otto Müller de Salzbourg. En France, deux récits, traduits par François Mathieu ont déjà parus : Das Kind (L’Enfant), Lignes-Léo Scheer 2006 et La Mal-née, Lignes, 2007.

dimanche 4 avril 2010

Bernard HEIDSIECK, C.Q.F.D.


Bernard HEIDSIECK

C.Q.F.D.

Editions de l'Ariane

2009










Présentation de l'éditeur
7 cahiers signés contiennent un texte inédit de Bernard HEIDSIECK orné de bandes magnétiques et d’amorces de bandes de couleurs qu’il a découpé et collé de façon différente dans chaque livre ainsi que sur chaque couverture signée également. Les livres sont donc tous différents et sont numérotés et signés au colophon par leur auteur.
C.Q.F.D. a été composé à la main en Aulico corps 12 par François HUIN et achevé d’imprimer sur papier Vélin d’Arches 300g sur les presses de la S.A.I.G. à l’Haÿ-les-Roses. Les coffrets en plexiglas ont été ouvragés par Marc BUTTI à Nice.

mercredi 9 décembre 2009

Guillaume Apollinaire, CORRESPONDANCE AVEC LES ARTISTES


Guillaume Apollinaire

CORRESPONDANCE AVEC LES ARTISTES (1903-1918) [2009] . Édition de Laurence Campa et Peter Read, 960 pages, 17 ill., 140 x 225 mm. Collection blanche, Gallimard -corr. ISBN 9782070784042. Parution : 26-11-2009.


Résumé de l'éditeur
Ces lettres, en majorité inédites, forment la correspondance entre Guillaume Apollinaire et les artistes de son temps : peintres, sculpteurs, graveurs, affichistes, décorateurs, illustrateurs... Français et étrangers, ils sont plus d'une centaine à entretenir des relations professionnelles ou personnelles avec le poète d'Alcools et de Calligrammes, dont la critique d'art révèle un goût sûr aux convictions vigoureuses. Les échanges avec Chagall et Gontcharova sont pleins d'estime et d'admiration. Avec André Derain, le Douanier Rousseau, Max Jacob ou Giorgio de Chirico, le travail et l'amitié s'unissent dans un même élan créateur. Entre Apollinaire et Marie Laurencin, la peinture et la poésie épousent l'amour et les regrets. Quand la Grande Guerre disperse les milieux artistiques, les lettres soutiennent Braque, en péril dans les tranchées, et Kisling, évacué après sa blessure dans un corps-à-corps.
Cette correspondance éclaire l'itinéraire et la personnalité des artistes les plus illustres, inventeurs de l'art moderne, sans négliger tous ceux qui, aujourd'hui oubliés ou méconnus, ont animé l'univers des ateliers, des galeries et des salons. Elle nous mène à travers l'Europe de la Belle Époque, creuset du cubisme et de l'abstraction. Elle nous conduit dans un monde déchiré par la guerre, où chacun tente de protéger son art dans les nécessités de l'heure. Elle nous plonge dans l'art vivant du début du XXe siècle.

Biographie
Né à Rome le 26 août 1880, Guillaume de Kostrowitzky publie son premier conte signé Apollinaire dans La Revue blanche en mars 1902. Mobilisé et blessé pendant la guerre, il meurt à Paris le 9 novembre 1918 atteint par l'épidémie de grippe espagnole.

dimanche 22 novembre 2009

Objets d'Amérique d'Yves di Manno

Un livre qui permet de lire une autre approche de la poésie américaine que celle que nous a montré Hocquard et d'autres.




Yves di Manno, Objets d'Amérique
éditions Corti, "série américaine", 2009.

Présentation de l'éditeur

Depuis la fin des années 1970 – et sa traduction prémonitoire du Paterson de William Carlos Williams – la poésie nord-américaine occupe une place particulière dans le travail et la réflexion d’Yves di Manno : sans doute parce qu’elle permettait alors de définir un principe, une visée, et même de nouveaux modes de composition, très éloignés de notre tradition. « Une poésie proche de l’archéologie, en quelque sorte, soucieuse de l’histoire éparpillée des hommes et des formes qu’ils auront trouvées pour l’inscrire, dans une insaisissable durée. »

Les Objets d’Amérique proposent une traversée personnelle de ce grand continent caché. On y trouvera des études sur la prosodie visuelle de W.C. Williams et le serial poem de Jack Spicer, une introduction aux Cantos d’Ezra Pound, une méditation sur l’ethnopoétique. Mais aussi, insérés ici au titre de la critique active, quelques pages traduites des « objectivistes » (George Oppen, Louis Zukofsky), des extraits de L’ouverture du champ de Robert Duncan, un oracle de Jerome Rothenberg, une image de Rachel Blau DuPlessis… Le livre s’ouvre sur une série d’autoportraits évoquant les liens de l’auteur avec ces oeuvres et le rôle de la traduction dans son propre parcours. Il s’achève par un texte rétrospectif, L’Epopée entravée, qui retrace les étapes majeures de cette révolution poétique, de la fin du XIXe siècle à l’aube du XXIe.

Né en 1954, Yves di Manno a publié une vingtaine d'ouvrages, et quelques traductions.

jeudi 8 octobre 2009

Sac à dos. Une anthologie de poésie contemporaine pour lecteurs en herbe avec une introduction de Jean-Michel Espitallier

Une anthologie à faire découvrir aux plus jeunes

Sac à dos
ISBN : 978-2-9153-7868-9
Le Mot et le reste



Collectif
Sac à dos
Une anthologie de poésie contemporaine pour lecteurs en herbe
avec une introduction de Jean-Michel Espitallier

> un livre soutenu par le printemps des poètes

Sac à dos est une invitation au voyage, bagage léger et pratique pour un chemin que l’on espère, avant même le départ, plus long, sinueux et plein de détours dès lors que chacun se sent une âme d’aventurier. Les textes choisis se proposent ainsi comme une prémisse de découverte de la poésie contemporaine. Cette liste d’auteurs, vous l’aurez donc compris, ne constitue guère un panorama académique mais a été guidée en premier lieu par un plaisir de lecture.

Sac à dos, une anthologie de poésie contemporaine avec : Pierre Alferi, Jean-Marie Barnaud, Philippe Beck, Julien Blaine, Jean-François Bory, Olivier Cadiot, Ivar Ch’vavar, Pascal Commère, Jacques Demarcq, Jean-Pascal Dubost, Antoine Emaz, Jean-Michel Espitallier, Raymond Federman, Christophe Fiat, Albane Gellé, Michelle Grangaud, Bernard Heidsieck, Jacques Jouet, Virgine Lalucq, Ghérasim Luca, Cécile Mainardi, Jérôme Mauche, Bernard Noël, Valère Novarina, Charles Pennequin, Pascale Petit, Véronique Pittolo, Nathalie Quintane, Jacques Rebotier, Jacques Roubaud, Valérie Rouzeau, James Sacré, Anne Savelli, Eugène Savitzkaya, Jacques Sivan, Sébastien Smirou, Jude Stéfan, Christophe Tarkos, Véronique Vassiliou.

samedi 9 mai 2009

Parution: Jean-Pierre Bobillot, Poésie Sonore



Jean-Pierre Bobillot, Poésie Sonore. Éditions Le clou dans le fer, 2009.


C'est un beau petit livre sur une poésie qui a beaucoup à voir avec la musique improvisée (domaine que je connais bien) et qui est aussi peu diffusée qu'elle.



(G.Q.)