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jeudi 19 avril 2012

Jérémy Sinigaglia, Artistes, intermittents, précaires en lutte. Retour sur une mobilisation paradoxale


Jérémy Sinigaglia  
Artistes, intermittents, précaires en lutte 
Retour sur une mobilisation paradoxale
Préface de Lilian Mathieu
P.U.Nancy
2012

Présentation de l'éditeur
Dans la nuit du 26 au 27 juin 2003 est signé au sein de l'UNEDIC un protocole d'accord qui durcit les règles de l’indemnisation du chômage des salariés intermittents du spectacle. En quelques jours, la mobilisation prend une ampleur qui surprend aussi bien les différents observateurs que les principaux animateurs du mouvement. La « CGT spectacle » appelle à une journée de grève. Des collectifs et des coordinations se forment, se reforment ou se renforcent dans de nombreuses villes et régions de France et organisent la contestation.
Cet ouvrage, qui repose sur une enquête ethnographique menée pendant trois ans auprès d’un collectif d’intermittents en Lorraine et de la coordination des intermittents et précaires d’Île-de-France, pose la question suivante : comment un groupe hétérogène (artistes, employés, ouvriers, techniciens, ingénieurs de divers secteurs du spectacle) composé de salariés précaires exerçant dans un secteur économique lui aussi précaire, parvient-il à se mobiliser et à agir collectivement ? Répondre à cette question suppose d’abord de comprendre le passage individuel à l’action collective, et pour cela de prêter attention aux ressources des intermittents et à celles que leur apportent leurs soutiens, mais aussi d’observer la manière dont ils ont pu retourner un certain nombre de conditions a priori défavorables à leur avantage. Cela implique ensuite de saisir la manière dont les individus et les groupes engagés ensemble mais aussi concurremment dans la mobilisation se dotent (ou non) d’une identité collective rassembleuse, d’une définition commune des enjeux de la lutte et d’un répertoire d’action partagé.
L’observation de cette mobilisation révèle que ni les situations de précarité que subissent les participants potentiels, ni la désorganisation de leurs secteurs d’activité, ni l’hétérogénéité du groupe a priori concerné ou du mouvement dans son ensemble ne forment en soi les conditions d’impossibilité d’une mobilisation collective ou un frein indépassable à sa réalisation. Dès lors, l’hypothèse contre intuitive qui forme le fil directeur de cet ouvrage est la suivante : non seulement la précarité, l’individualisation et l’hétérogénéité des intermittents du spectacle ne forment pas en elles-mêmes des freins à leur mobilisation, mais elles peuvent à l’inverse, paradoxalement, contribuer à remplir les conditions propices à la réussite de leur mouvement.

lundi 21 novembre 2011

L'Artiste, un entrepreneur ?


L'Artiste, un entrepreneur ?
Smart - Collectif
Impressions nouvelles, 2011


Présentation de l'éditeur
Amené à travailler par projets, créant des structures de production ou engageant des équipes de collaborateurs pour mener ses travaux à bien, l’artiste contemporain adopte de plus en plus souvent des modes de fonctionnement proches de celles de l’entrepreneur. Une quarantaine de contributions, émanant de chercheurs belges, français et hollandais, s’interrogent sur cette évolution, la resituent dans son contexte historique, étudient les questions qu’elle pose au plan juridique, économique, politique et social, mettent en lumière les rapports complexes entre les mondes de l’argent et ceux de l’art.

Fermement ancrée dans l’économie sociale, l’association SMartBe est aujourd’hui l’un des pôles majeurs de soutien à la vie culturelle en Belgique. Pour L’artiste, un entrepreneur ?, elle a fait appel à de nombreux acteurs de la vie culturelle, ainsi qu’à des chercheurs et des universitaires qui, chacun dans leur spécialité (droit, économie, médiation culturelle, etc.) développent un aspect du statut de l’artiste aujourd’hui dans les différentes sphères artistiques – audiovisuel, théâtre, musique, arts plastiques et littérature. Des portraits d’artistes illustrent par l’exemple les thématiques développées, et rendent la lecture de cet essai aussi rythmée que précise. À l’heure où les frontières entre création artistique et activités free-lance sont de plus en plus floues, L’artiste, un entrepreneur ? esquisse un nouveau statut de l’artiste.

Sommaire

Introduction – Marc Moura, directeur de SMartBe.
Première partie
L’entrepreneuriat et le secteur artistique
Définitions et points de vue


L’artiste entrepreneur, un travailleur au projet – Sarah de Heusch, sociologue, Anne Dujardin, économiste & Héléna Rajabaly, démographe.

Sur la relation entre le métier d’artiste et l’entreprenariat – Marc Ruyters, journaliste culturel et éditeur de ART.
L’artiste entrepreneur est-il aussi – et à quelles conditions – un entrepreneur social ? – Michel Marée, chargé de recherche au Centre d’Economie sociale de l’Université de Liège & Sybille Mertens, chargée de cours à HEC-Ecole de gestion de l’Université de Liège.

L’artiste, créateur de son propre emploi – Sandrino Graceffa,  président directeur général de l’Union d’économie sociale anonyme SMartFr.

L’artiste en tant qu’entrepreneur culturel – Arjo Klamer, professeur d’économie de la culture à l’Université Erasmus de Rotterdam.

Portrait de l’artiste en entrepreneur et de l’entrepreneur en artiste – Norbert Hillaire, directeur du Département sciences de la communication de l’université de Nice-Sophia Antipolis et directeur de la publication « L’artiste et l’entrepreneur ».

Culture et entreprenariat : une vision personnelle – Thomas Leysen, président de la Fédération des entreprises belges de 2008 à 2011.

Schumpeter à l’intention des artistes – Dirk De Corte, consultant et coach en management.
Deuxième partie
L’entrepreneuriat et le secteur artistique
Histoire, droit, société, politiques publiques


Les métamorphoses de l’artiste – Dominique Château, professeur d’esthétique à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Du mécanique au numérique : les nouvelles figures de l’artiste – Xavier Greffe, professeur à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne où il dirige le programme doctoral d’économie des arts et des médias

Œuvrer dans l’incertitude – Pierre-Michel Menger, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS, où il enseigne la sociologie du travail et la sociologie des arts.

L’artiste, entrepreneur de l’incertain – Suzanne Capiau, avocat au barreau de Bruxelles, maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles (Belgique) où elle enseigne le droit de l’audiovisuel, chargé de cours à l’Université de Metz (France) où elle enseigne le droit du multimédia et d’internet.

L’artiste contribuable (in)certain – Anne Rayet, avocate spécialisée en droits intellectuels, droits réels, droit administratif, réglementation fiscale et sociale applicables aux auteurs et artistes interprètes.

Une sécurité sociale pour la nouvelle société – Jozef Van Langendonck, professeur émérite à l’Institut du droit social KUL.

L’enseignement de l’entreprenariat culturel – Giep Hagoort, entrepreneur culturel et professeur en art et économie à l’Université d’Utrecht et à la Haute École des arts d’Utrecht.
Les artistes et l’entreprenariat en Flandre – Annick Schramme, responsable de formation du master en management culturel (sciences économiques appliquées) de l’Université d’Anvers.

Prestige et misère de l’intermittence. Artistes et prolétaires dans le nouveau discours managérial – Estelle Krzeslo, chargée de recherche au Centre METICES de l’Université Libre de Bruxelles.

Emploi nomade : le marché du travail face à la mutation noétique – Bernard Van Asbrouck, professeur à l’ULB Unité de psychologie des organisations et expert en analyse et développement au sein du service d’administration générale du FOREM.

CultuurInvest : renforcement de la créativité et de l’entreprenariat – Raf Vermeiren, senior investment manager à CultuurInvest.

St’art, l’invest des créateurs – Virginie Civrais, directrice de St’art Invest.

Subsides ou entreprenariat : une fausse opposition – Bart Caron, député Groen au Parlement flamand.
Troisième partie
L’entrepreneuriat dans différents secteurs artistiques :
arts de la scène, cinéma, musiques, arts plastiques, littérature


Un exemple d’entrepreneuriat dans les métiers de la création : les Activités SMartBe – Anne Dujardin, économiste & Héléna Rajabaly, démographe.

L’entreprenariat culturel au sein des organisations flamandes et néerlandaises des arts de la scène – Arjen van Witteloostuijn, professeur de recherche aux Universités d’Anvers, de Tilburg et d’Utrecht, Arjan van den Born, chercheur à l’Université d’Utrecht & Pim van Klink, conseiller artistique et professeur invité à l’Université d’Anvers.

Entrepreneuse de cinéma – interview de Viviane Vanfleteren, productrice de films de la maison de production Vivi Film, par Annelies De Brabandere, chargée de projet au Bureau d’études SMartBe.

Figures du musicien entrepreneur. Quelques éléments de réflexion sur le rapport au travail des musiciens ordinaires – Marc Perrenoud, sociologue et ethnologue.

Le dj. La figure sociale d’un (non) musicien – Hugo Klinkenberg, Licencié en Arts et Sciences de la Communication de l’Université de Liège (orientation Anthropologie culturelle), journaliste, il officie en tant que Dj sous le nom de Hugo Freegow.

Push It ! – interview de Vincent Buss (DJ Prinz) par Lieven Van Keer.

Artistes entrepreneurs et industries artistes dans le champ de l’art contemporain – David Thomisse, diplômé en Histoire de l’art de l’Université libre de Bruxelles.

Entrepreneur commercial en art international – Paul Dikker, artiste plasticien.

Les chemins qui sont devant nous sont ceux que nous inventonsEva Kavian, écrivain.
Conclusion
Bibliographie

vendredi 17 juin 2011

A quoi servent les artistes? Édité par André Ducret


A quoi servent les artistes?
Édité par André Ducret
Seismo
2011


Présentation de l'éditeur
A quoi servent les artistes ? Qu'il s'agisse de leur place en société, de leurs conditions de travail, ou encore de leurs droits et devoirs, le débat est vif aujourd'hui. De la danse au tatouage, de la photographie à l'art contemporain, de la littérature au cinéma, cet ouvrage collectif fait une large place aux formes d'organisation collective et à la capacité des artistes à s'unir pour la défense de leurs intérêts. Mais il traite aussi des frontières entre ce qui est « art » et ce qui ne l'est pas, ou encore de la manière dont le droit encadre les pratiques artistiques. L'examen des diverses postures au travers desquelles se présentent les créateurs, un retour sur l'histoire même de la notion d' « artiste » ainsi qu'un détour par l'expérience perceptive complètent cet ensemble de textes proposant une sociologie à la fois roborative et butineuse.

lundi 19 juillet 2010

Les Artistes et la Politique Terrain franco-américain


Les Artistes et la Politique
Terrain franco-américain

Sous la direction de Violaine Roussel
Presses Universitaires de vincennes
2010



Présentation de l'éditeur
On croyait tout savoir des rapports entre art et politique. Il n’en est rien. Prenant ici la France et les États-Unis pour terrains privilégiés d’investigation, politistes et sociologues de ces deux pays s’interrogent : quelles relations les artistes contemporains entretiennent-ils avec l’engagement et la politique ? De quel passé sont-ils les héritiers ? Et quelles formes d’emprise le politique conserve-t-il sur l’art ? Pour le savoir et nous le faire connaître, ils explorent les activités d’artistes dans des contextes de crises (guerre, mouvements sociaux…). Ils enquêtent également sur les tensions plus ordinaires entre logiques esthétiques et enjeux politiques. Enfin, ils analysent l’ambivalence des artistes face à la question de la mobilisation politique par les œuvres.

Auteurs | Christine Cadot | Bleuwenn Lechaux | Audrey Mariette | Serge Proust | Violaine Roussel | William G. Roy | Gisèle Sapiro | Vera Zolberg |

Professeur de sociologie, Violaine Roussel enseigne au département de science politique de l'université Paris 8. Après s'être intéressée aux scandales politiques et à la magistrature en France (La Découverte, 2002), elle vient de publier un ouvrage sur la mobilisation des artistes américains contre la guerre en Irak (Routledge, 2010).

mercredi 9 décembre 2009

Guillaume Apollinaire, CORRESPONDANCE AVEC LES ARTISTES


Guillaume Apollinaire

CORRESPONDANCE AVEC LES ARTISTES (1903-1918) [2009] . Édition de Laurence Campa et Peter Read, 960 pages, 17 ill., 140 x 225 mm. Collection blanche, Gallimard -corr. ISBN 9782070784042. Parution : 26-11-2009.


Résumé de l'éditeur
Ces lettres, en majorité inédites, forment la correspondance entre Guillaume Apollinaire et les artistes de son temps : peintres, sculpteurs, graveurs, affichistes, décorateurs, illustrateurs... Français et étrangers, ils sont plus d'une centaine à entretenir des relations professionnelles ou personnelles avec le poète d'Alcools et de Calligrammes, dont la critique d'art révèle un goût sûr aux convictions vigoureuses. Les échanges avec Chagall et Gontcharova sont pleins d'estime et d'admiration. Avec André Derain, le Douanier Rousseau, Max Jacob ou Giorgio de Chirico, le travail et l'amitié s'unissent dans un même élan créateur. Entre Apollinaire et Marie Laurencin, la peinture et la poésie épousent l'amour et les regrets. Quand la Grande Guerre disperse les milieux artistiques, les lettres soutiennent Braque, en péril dans les tranchées, et Kisling, évacué après sa blessure dans un corps-à-corps.
Cette correspondance éclaire l'itinéraire et la personnalité des artistes les plus illustres, inventeurs de l'art moderne, sans négliger tous ceux qui, aujourd'hui oubliés ou méconnus, ont animé l'univers des ateliers, des galeries et des salons. Elle nous mène à travers l'Europe de la Belle Époque, creuset du cubisme et de l'abstraction. Elle nous conduit dans un monde déchiré par la guerre, où chacun tente de protéger son art dans les nécessités de l'heure. Elle nous plonge dans l'art vivant du début du XXe siècle.

Biographie
Né à Rome le 26 août 1880, Guillaume de Kostrowitzky publie son premier conte signé Apollinaire dans La Revue blanche en mars 1902. Mobilisé et blessé pendant la guerre, il meurt à Paris le 9 novembre 1918 atteint par l'épidémie de grippe espagnole.