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mercredi 8 janvier 2014

Christian Joschke, Les yeux de la nation. Photographie amateur et société dans l’Allemagne de Guillaume II (1888-1914)


Christian Joschke
Les yeux de la nation
Photographie amateur et société dans l’Allemagne de Guillaume II 
(1888-1914) 
Presses du réel
2014

Présentation de l'éditeur
La dimension sociale et l'horizon politique de l'émergence d'une culture de l'image portée par la pratique amateur de la photographie en Allemagne à l'aube du XXe siècle.
Entre 1888 et 1914, la photographie s'est massivement diffusée en Europe et singulièrement dans la société allemande, profitant de l'activité de nombreux clubs photographiques. Ces clubs encadraient l'essor de la pratique photographique en publiant des revues, en organisant de grandes expositions qui impliquaient, avec la photographie d'art, de nombreux domaines d'utilisation de ce médium : l'astronomie, la biologie, l'anthropologie, la topographie et, de plus en plus fréquemment, la documentation du folklore européen.
L'espace public ainsi formé faisait émerger une culture partagée à visée citoyenne, fondée sur les images. D'abord dédiée à l'éducation de l'œil en art et en science, cet espace public tendait de plus en plus à se replier sur les identités régionales et nationales en employant les amateurs comme source de documentation ethnographique. Pourquoi étaient-ce les amateurs, et non la presse, l'industrie ou les institutions culturelles, qui se trouvaient placés au cœur de ce projet ? Quel était l'horizon politique de ces images dans une Allemagne marquée, après le retrait de Bismarck, par ce qu'on peut appeler une crise d'identité culturelle ? Quel fut exactement le rôle de ces images dans la construction « par le bas » d'une identité nationale ?
Historien de l'art et germaniste (traducteur notamment de Horst Bredekamp et Hans Belting), Christian Joschke est maître de conférences au département d'Histoire de l'art et d'Archéologie de l'université Paris Ouest – Nanterre – La Défense.
 

lundi 1 avril 2013

Horst Bredekamp, Leibniz, Herrenhausen et Versailles – Le jardin à la française, un parcours de la modernité

Horst Bredekamp Leibniz, Herrenhausen et Versailles Le jardin à la française, un parcours de la modernité
 
Horst Bredekamp
Leibniz, Herrenhausen et Versailles
Le jardin à la française, un parcours de la modernité  
Traduit de l'allemand par Christian Joschke
Publié avec les Presses universitaires de Lyon, avec le soutien du musée des Beaux-Arts de Lyon.
2013


Une réinterprétation leibnizienne de l'opposition traditionnelle entre jardins géométrique et paysager.
Par la forme de ses plantes, son plan de circulation, ses jets d'eau et ses sculptures, et par ses dimensions, le jardin de Herrenhausen appartient aux ensembles les plus importants de l'histoire des jardins. Et s'il est un parfait exemple du jardin géométrique, il permet aussi de repenser l'opposition traditionnelle entre le jardin paysager anglais et le jardin à la française. La clé de cette interprétation est Gottfried Wilhelm Leibniz. Observant que toute nature possède une forme individuelle, Leibniz envisage la diversité des formes comme l'instantané d'un monde en mouvement. Dès lors, c'est dans le détail que se déploie une diversité dont l'effet est d'autant plus vigoureux qu'elle est limitée par des lignes droites, et c'est dans le continuum de la variation que réside la régularité de l'espace géométrique.
Conférence prononcée le 3 octobre 2011 au Grand Amphithéâtre de l'Université Lumière Lyon-II, dans le cadre du cycle « L'Amphi des arts » engagé en partenariat avec le Musée des Beaux-Arts de Lyon.
Historien d'art et philosophe, Horst Bredekamp est professeur à l'Université Humboldt de Berlin et Permanent Fellow du Wissenschaftskolleg de la même ville. Il a été successivement Visiting Member à l'Institute for Advanced Studies de Princeton, Research Scholar au Getty Research Institute et Visiting Scholar au Collegium de Budapest. Plusieurs de ses œuvres ont été traduites en français, notamment : Le Football florentin. Les jeux et le pouvoir à la Renaissance, Paris, 1995 ; La Nostalgie de l'Antique. Statues, machines et cabinets de curiosités, Paris, New York et Amsterdam, 1996 ; Les Stratégies visuelles de Thomas Hobbes. Le Léviathan, archétype de l'État moderne : illustrations des œuvres et portraits, Paris, 2001.

jeudi 1 avril 2010

Hans Belting, La double perspective – La science arabe et l’art de la Renaissance

Hans Belting
La double perspective – La science arabe et l’art de la Renaissance
Traduit de l'allemand par Christian Joschke
domaine Histoire de l'art
collection Amphi des arts
Les presses du réel
2010













Présentation de l'éditeur
Les origines arabes de la plus célèbre invention de la Renaissance.
« La plus célèbre invention de la Renaissance, la perspective picturale, emprunta sa dénomination comme la théorie mathématique de la vision au Livre de l'optique (Kitab al-Manazir) d'Ibn Al-Haitham, connu aussi sous le nom d'Alhazen. Dans sa traduction latine du XIIIe siècle, le titre du traité arabe était « Perspectiva » ou « De Aspectibus », et fut conservé jusqu'à ce que Frédéric Risner le remplace par « Optique », terme d'origine grecque, dans la première édition imprimée de 1567. Dès lors, cette préhistoire étonnante sombra dans l'oubli, tant du fait de la nouvelle dénomination de la discipline traitant de la théorie visuelle, qu'en raison des progrès que la discipline réalisa à l'ère de Descartes et de Kepler, progrès pourtant dus, il est vrai, à une réévaluation des résultats et des méthodes d'Alhazen. »
Conférence prononcée le 24 mars 2009 au Grand Amphithéâtre de l'Université Lumière Lyon-II, dans le cadre du cycle « L'Amphi des arts » engagé en partenariat avec le Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Historien de l'art, spécialiste de l'anthropologie de l'art et de la théorie des médias, Hans Belting (né à Andernach, Allemagne, en 1935), titulaire de la chaire européenne du Collège de France en 2002-2003, est professeur honoraire à l'université de Heidelberg, directeur du Centre international de recherche en sciences de la culture de Vienne, membre de l'Académie des sciences de Heidelberg.