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jeudi 4 octobre 2012

Manuel Bragança, La crise allemande du roman français, 1945-1949


Manuel Bragança 
La crise allemande du roman français, 1945-1949 
La représentation des Allemands dans les best-sellers de l'immédiat après-guerre 
Peter Lang
2012

Présentation de l'éditeur
Après la Seconde Guerre mondiale, c'est par le roman que nombre de Français choisirent de penser un conflit qui, bien que moins sanglant que la Première Guerre mondiale d'un point de vue strictement français, se révéla bien plus destructeur en termes de valeurs. Parmi les très nombreux romans abordant ce sujet dans l'immédiat après-guerre, plusieurs d'entre eux se distinguent par un immense succès public et critique, démontrant par là-même qu'ils répondaient à une certaine attente de leurs contemporains. Ce sont ces best-sellers, écrits par Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Romain Gary, Jean-Louis Bory et Jean-Louis Curtis, qui forment le socle de cette étude pluridisciplinaire se situant au croisement de l'histoire culturelle, de la narratologie et de la poétique. De bords politiques divers, ces romanciers ont tous refusé la collaboration et participé, de près ou de loin, tardivement ou non, à la Résistance. Les Allemands, les ennemis d'hier, sont évidemment omniprésents dans ces textes. Pourtant, les notions d'identité et d'altérité étant étroitement liées (puisque c'est bien l'Autre, par ses différences, qui révèle l'identité d'un individu ou d'un groupe), il s'agira moins dans cette étude de rendre compte d'une perception subjective des Allemands que de saisir a contrario comment les Français se sont eux-mêmes perçus au lendemain d'un conflit toujours très présent dans leur mémoire collective.

Manuel Bragança est maître de conférences en études françaises à l'Université de Nottingham Trent, au Royaume-Uni. Il est membre du groupe de recherche « War and Memory » et s'intéresse surtout à la littérature et à l'historiographie de la Seconde Guerre mondiale. Chargé de la section « French literature, 1945-1999 » pour The Year's Work in Modern Language Studies, il est notamment l'auteur de « Le 'bon Allemand' dans le roman français de l'immédiat après-Seconde Guerre mondiale : une erreur de casting ? », Modern & Contemporary France (2010), et de « Le Survivant de la Shoah face au texte de fiction : un écran protecteur ou un écran projecteur ? », French Cultural Studies (2012).

dimanche 8 mai 2011

Violaine Roussel, Art versus War. Les artistes américains contre la guerre en Irak

Violaine Roussel
Art versus War
Les artistes américains contre la guerre en Irak

Presses de Sciences Po
2010

Présentation de l'éditeur

Dès 2002, la guerre qui s'annonce en Irak déclenche des mobilisations massives. De Michael Moore à Sean Penn ou Susan Sarandon, de nombreuses figures d'Hollywood comptent parmi les protestataires. En raison de leur extraordinaire médiatisation, ces initiatives se révèlent déterminantes pour le destin du mouvement.
Ce livre décrypte les logiques de l'engagement des artistes, plasticiens ou célébrités des mondes de la musique et du cinéma. Grâce à une vaste enquête de terrain, il montre comment les modes de protestation actuels contrastent avec ceux des mobilisations passées, notamment contre la guerre du Vietnam.
Pour l’auteur, de nouveaux rapports des artistes à la politique se créent. Prendre publiquement position contre la guerre en Irak, produire de l’« art militant », apparaît comme une entreprise risquée pour les créateurs. Pourquoi se lancent-ils malgré tout dans la bataille ? Qu’est-ce qui conduit des stars hollywoodiennes, parfois novices en politique, à s’ériger en figures publiques citoyennes ?
Avec ce livre, c’est le personnage de « l’artiste engagé » qui se redessine sous nos yeux. Pour Violaine Roussel, l’occasion d’interroger les nouvelles modalités de l’implication citoyenne dans les sociétés démocratiques.

INTRODUCTION
I – QUAND LES ARTISTES S'EN MÊLENT : DYNAMIQUE D'UN MOUVEMENT ANTI-GUERRE
Chapitre 1 / NAISSANCE ET ESSOR DU MOUVEMENT (2002-2003)
Des « artivistes » habituels aux figures hollywoodiennes
Situation locale et mobilisation anti-guerre
Chapitre 2 / LE DESTIN DES MOBILISATIONS
La mécanique d’engagements en chaîne
Les artistes, porte-parole d’un mouvement transnational ?
Les mobilisations à l’épreuve de la réélection de George W. Bush
II – MACCARTHYSME, VIETNAM ET IRAK : QUELS HÉRITAGES MILITANTS?
Chapitre 3/ COMMENT LES ARTISTES ÉCRIVENT L’HISTOIRE
L’oubli des années 1930
La référence au maccarthysme
L’Irak à l’aune du Vietnam
S’engager ici et maintenant
Chapitre 4/ LES ARTISTES S’ENGAGENT : PERSPECTIVE HISTORIQUE
La reconfiguration des répertoires de mobilisation
Les sens d’une lutte
III – PROFESSIONS ARTISTIQUES ET MOBILISATION ANTI-GUERRE
Chapitre 5/ L’ART POLITIQUE CONTRE L’ART
La dissociation des registres politique et esthétique
Politisation et rapports au marché
La marginalité artistique, condition de l’art politique ?
Chapitre 6/ ÉCHAPPER AU STIGMATE DE L’«ARTISTE MILITANT»
Les risques professionnels de l’engagement
Les formes de dénonciation
La constitution d’une compétence à s’engager
Du cloisonnement des identités à celui des pratiques militantes et artistiques
Chapitre 7/ HOLLYWOOD ET SES SCÈNES DE MOBILISATION
Formation et disparition de scènes de mobilisation
Les bonnes formes de la politisation made in Hollywood
Entre commerce et politique : la production d’opportunités professionnelles
Chapitre 8/ QUAND L’ENGAGEMENT MODÈLE LA PROFESSION
Carrières artistiques, reconversions et réinventions identitaires
La politique dans les formes artistiques : documentaire politique versus film de fiction?
IV – LA NOUVELLE FIGURE DE L’ARTISTE ENGAGÉ
Chapitre 9/ NOTORIÉTÉ ET REPRÉSENTATIVITÉ
Des célébrités citoyennes en représentation
La réinvention du « bon citoyen»
Chapitre 10/ ARTS, MÉDIAS ET POLITIQUE : RECOMPOSITION DES RAPPORTS DE POUVOIR
Délimiter les espaces de lutte pour la bonne représentation
Arènes d’intervention publique ou espace(s) public(s) ?
Autour du « capital de notoriété élargie »
CONCLUSION