mardi 24 janvier 2012

Jérôme David, Spectres de Goethe : Les Métamorphoses de la "littérature mondiale"

Jérôme David
Spectres de Goethe
Les Métamorphoses de la "littérature mondiale"
Les Prairies Ordinaires
2012


Présentation de l'éditeur
La notion de "littérature mondiale" a donné lieu, depuis une quinzaine d’années, à des débats parfois très virulents dans un grand nombre de régions du monde. Ce terme désigne-t-il une réalité ou une idée, voire une utopie ? Un patrimoine esthétique universel ou le levier conceptuel d’une analyse critique ? Est-il suspect d’occidentalocentrisme ou permet-il, au contraire, de rendre justice aux cultures littéraires dites périphériques ? La plupart des réponses à ces questions s’autorisent aujourd’hui d’exégèses souvent antagonistes, mais toujours virtuoses, des quelques réflexions parfois sybillines que Goethe a consacrées à la Weltliteratur entre 1827 et 1832. C’est que l’écrivain allemand est unanimement considéré comme le précurseur d’une histoire véritablement comparée ou globale de la littérature.
Ces multiples "retours à Goethe" ont pour effet de nous faire oublier que les propositions contemporaines ne sont pas de simples relances d’un projet qui n’attendrait, depuis près de deux siècles, que d’être enfin réalisé. Les réappropriations dont la notion de "littérature mondiale" a fait l’objet entre-temps ne peuvent pas être assimilées à des sortes de faux départs désormais négligeables. Elles tissent au contraire une histoire aux bifurcations méconnues : de Weimar à New York, en passant par Petrograd et Istanbul, de Marx à Moretti, en passant par Gorki, Auerbach ou Said, cet ouvrage relate les métamorphoses d’une ambition tour à tour cosmopolite, militante, éducative, humaniste et critique. Autant d’usages passés qui pèsent sur les controverses actuelles, et dont les traditions concurrentes forment un héritage à la fois méconnu et générateur d’innombrables malentendus
Jérôme David est professeur de littérature à l’Université de Genève. Il est notamment l’auteur de Balzac, une éthique de la description (Honoré Champion, 2010).



samedi 14 janvier 2012

entretiens: Jérôme Meizoz autour de son livre La Fabrique des singularités : Postures littéraires II.

 


écouter: Jérôme Meizoz à propos des Lettres au pendu et de La Fabrique des singularités
Entre les lignes, 24 mai 2011

Jérôme Meizoz entretien avec le journaliste Christian Ciocca (RSR). Lectures et soirées littéraires de la MLG
Jérôme Meizoz présente La Fabrique des singularités et Fantômes, un recueil de nouvelles illustrées par le peintre Zivo (Éditions d'en bas, 2010), 17 mai 2011, à l'Espace Rousseau, soirée littéraire organisée par la Maison de la Littérature à Genève (MLG)

jeudi 12 janvier 2012

écouter: Gisèle Sapiro, La Responsabilité de l'écrivain




Gisèle Sapiro, Ondes de choc par Jehan Van Langhenhoven, Radio Libertaire, 9 janvier 2012

Entretien avec Gisèle Sapiro
Propos recueillis par Alexandre Prstojevic, Vox-poetica, 7 juin 2011

écouter:

Gisèle Sapiro, Idées par Edouard Deldique, 26 juin 2011




1 - Gisèle Sapiro: «La responsabilité de l'écrivain, littérature, droit et morale en France (XIXe-XXIe siècle)»
(19:29)











2 - Gisèle Sapiro: «La responsabilité de l'écrivain, littérature, droit et morale en France (XIXe-XXIe siècle)»
(26:31)








Gisèle Sapiro, La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin
24.06.2011

Entretien avec Gisèle Sapiro, Entre les lignes, RSR.ch, 12 mai 2011

Gisèle Sapiro, entretien avec Michelle Perrot, Les Lundis de l'histoire, 09.05.2011

Gisèle Sapiro, Questions d'éthique, 25.04.2011

Gisèle Sapiro, entretien réalisé par Alain Nicolas, L'Humanité, 18 Mars 2011

écouter: Gisèle Sapiro, à propos de son livre La Responsabilité de l'écrivain
La Suite dans les idées
par Sylvain Bourmeau
05.03.2011

Gisèle Sapiro, A propos de Céline, la responsabilité morale de l'écrivain sous la IIIe République Concordance des temps par Jean-Noël Jeanneney 19.02.2011

jeudi 5 janvier 2012

Pascale Casanova, Kafka en colère + compte-rendu par Jacques Dubois

Pascale Casanova
Kafka en colère
Collection Fiction Et Cie
Seuil
2011


Présentation de l'éditeur
Et si Kafka pratiquait la critique sociale la plus radicale? S’il s’était attaché à la question du pouvoir, notamment sous sa forme la plus invisible : le pouvoir symbolique ? S’il avait cherché à nous aveugler par des narrations qui soient des sortes de pièges ?
L’hypothèse ici développée est qu’il prit d’abord conscience du sort tragique des Juifs de langue allemande dans la Prague du début du XXe siècle ; puis, élargissant et comparant différentes situations d’humiliation socialement autorisées, il fut amené à réfléchir aussi sur la domination masculine et sur l’emprise des colons blancs dans les colonies européennes. Mais, pour cela, il semble qu’il travailla ses récits comme de véritables leurres.
Telle est l’interprétation des fictions de Kafka qui est proposée ici : l’invention révolutionnaire d’un « narrateur-menteur » qui renverse tout le processus de la lecture identificatoire.
Curieusement, ce n’est pas dans la littérature qu’on peut trouver des réponses à ces questions, mais bien plutôt dans l’ethnologie allemande, que, en tant que Pragois germanophone, il connaissait bien.
La recherche minutieuse de Pascale Casanova nous fait découvrir un Kafka inédit et combatif, ethnologue et enquêteur, dénonçant sans relâche toutes les formes de la domination avec cette sorte de rage inlassable et invisible qui le caractérise. Elle éclaire les raisons profondes de la colère de Kafka.
Pascale Casanova enseigne la littérature à Duke University. Elle est l'auteur au Seuil de Beckett l'abstracteur. Anatomie d'une révolution littéraire (1997), de La République mondiale des lettres (1999, et « Points » n° P607, édition revue et corrigée), qui a été traduit dans une douzaine de langues et sous sa direction Des littératures combatives. L'internationale des nationalismes littéraires aux Éditions Raisons d'agir en 2011
+
Jacques Dubois, Un Kafka qu'eût aimé Bourdieu: en colère