mardi 27 avril 2010

Judith LYON-CAEN, Dinah RIBARD, L'historien et la littérature


Judith LYON-CAEN, Dinah RIBARD
L'historien et la littérature
Collection : Repères n°552
La Découverte
2010










Présentation de l'éditeur
Il existe un débat récurrent entre littérature et histoire, formulé dans les deux disciplines. Les études littéraires posent traditionnellement la question de l'inscription de l'œuvre dans des « contextes » ou une « époque » et, pour la poser, l'histoire littéraire la plus récente tente d'intégrer au plus près des textes les acquis de la recherche historique. Mais l'historicité fondamentale de la littérature, comme pratique sociale et mode de qualification des écrits, n'est jamais interrogée de ce côté-là. De l'autre côté, les historiens vivent la littérature sur le mode de la tentation : ils aimeraient considérer les textes comme des sources, notamment sur le monde social, mais ont souvent du mal à développer une méthodologie adaptée, qui prenne en compte la littérature en tant que telle et intègre les acquis de la recherche littéraire.
Cet ouvrage, écrit par deux spécialistes d'histoire sociale du livre et des usages de l'écrit, rend compte des diverses manières de faire de l'histoire avec la littérature, s'attache à définir méthodiquement les usages de la littérature en histoire, et développe une série de terrains ouverts par l'exploration proprement historique de la littérature (l'histoire du livre et de la lecture, la littérature comme activité sociale, la littérature comme politique, la littérature et le discours social).



table des matières
Introduction
I / Ce que la littérature propose à l’histoire
Des sources
Temps anciens, temps modernes - Le réalisme littéraire, une source pour l’histoire - Représentations, sensibilités, cultures
Des objets sociaux
Une écriture
II / Questions de méthode
Définitions : la littérature dans son historicité
Littérature et littérarisation - Écrits, textes, livres - Les analyses de discours
Littérature et témoignage
Écrits sur l’horreur - La production du témoignage - Écrire pour témoigner : une pratique sociale
Qu’est-ce qu’un contexte ?
Qu’est-ce que contextualiser ?
III / Terrains
Réception et pratiques de lecture
La hantise des « mauvais livres » - L’esthétique de la réception - La lecture comme création de sens La matérialité des textes - Pratiques de lecture
La vie sociale de la littérature
L’aspiration à la littérature : un objet d’histoire sociale - La visibilité sociale de la littérature
La littérature comme politique
L’engagement - Conjonctures de politisation, conjonctures de dépolitisation
Littérature et savoirs : les écritures du social -
Littérature et savoirs - Écritures et savoirs sur le monde social
Conclusion
Repères bibliographiques






Judith Lyon-Caen est maître de conférences à l’EHESS. Elle a publié La Lecture et la vie. Les usages du roman au temps de Balzac (Tallandier, 2006).
Dinah Ribard est maître de conférences à l’EHESS. Elle a publié Raconter vivre penser. Histoires de philosophes, 1650-1766 (Vrin/EHESS, 2003) et Histoire littérature témoignage. Écrire les malheurs des temps (avec C. Jouhaud et N. Schapira, Gallimard, 2009).

lundi 26 avril 2010

André Schiffrin, L’argent et les mots


André Schiffrin
L’argent et les mots
Éditions La fabrique
2010








Présentation de l'éditeur
Aussi loin du catastrophisme ambiant (« Tout va disparaître ») que de l’angélisme bêtifiant (« On en a vu d’autres »), André Schiffrin, dans ce nouveau livre, trace des pistes pour sauvegarder l’indépendance de l’édition, de la librairie, du cinéma et de la presse. Il ne se contente pas de faire un triste état des lieux: s’inspirant de tentatives qui ont réussi, d’Oslo à Paris, du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) à Minneapolis (Minnesota), il propose des solutions, simples ou sophistiquées, qui ont en commun de pouvoir être appliquées dès demain sans ruiner les finances publiques. Toutes ces solutions, Schiffrin le souligne, nécessitent des décisions politiques mais pas nécessairement gouvernementales : les municipalités, les régions, les États en Amérique ont un rôle important à jouer, qui peut partout contrebalancer les néolibéralismes nationaux.
Ce livre, écrit par un homme qui a derrière lui un bon demi-siècle dans l’édition indépendante, est une incitation lucide et optimiste à prendre conscience que nous ne sommes ni impuissants ni condamnés à la seule consommation de best-sellers, de journaux misérablement asservis ou de séries télévisées ineptes. L’Argent va-t-il l’emporter sur les Mots ? La réponse, nous dit Schiffrin, dépend de chacun de nous.


André Schiffrin a été pendant vingt ans à la tête de Pantheon Books, prestigieuse maison d’édition littéraire aux États-Unis. Il dirige depuis 1991 The New Press, maison indépendante à but non lucratif. Il est notamment l’auteur de L’édition sans éditeurs (1999), de Le contrôle de la parole (2005) et de Allers – retours, Paris – New York — Une éducation politique (2007).
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net
http://atheles.org/lafabrique

lundi 19 avril 2010

à paraître: Christophe Hanna, Nos Dispositifs poétiques


Christophe Hanna
Nos Dispositifs poétiques
préface de Jean-Pierre Cometti
coll. Forbidden Beach.
Questions théoriques
mai 2010.











Présentation de l'éditeur
« Les questions de la littérarité et de la poéticité ont suscité une abondante littérature, sans toutefois réellement s’ouvrir aux démarches et aux perspectives qui se sont imposées dans d’autres domaines où l’essentialisme propre à notre tradition esthétique a été plus sérieusement controversé. Christophe Hanna s’y attaque ici en pleine connaissance de cause, muni des outils logiques et conceptuels dont on ne fait que trop volontiers l’économie dans la théorie ou la critique littéraire, et avec la légitime ambition de jeter les fondements d’une approche alternative, plus adaptée à ces « objets anxieux » que sont les « OVNI » (Objets verbaux non identifiés). »
Préface par Jean-Pierre Cometti.


Ce livre a pour dessein de caractériser, d’historiciser et d'exemplifier la notion de dispositif poétique.

Le premier moment présente une critique des poétiques essentialistes contemporaines. La notion de dispositif y est alors construite par contraste, dans une orientation pragmatiste, à partir d’exemples irréductibles au paradigme essentialiste.
Le second moment théorique propose une réflexion sur les fonctionnements dispositaux, notamment chez des auteurs actuels tels que Stéphane Bérard, Christophe Tarkos, Manuel Joseph, Franck Leibovici, Anne-James Chaton… Les notions d’« action directe », d’« agir non institutionnalisé » y sont reprises, dans le but de décrire les capacités qu’ont certains dispositifs de prendre en charge des problèmes publics pour les redécrire et les faire reconnaître.
Partant de travaux de Jean-Marie Gleize, Franck Leibovici et Olivier Quintyn, la troisième et dernière section pose la question des formes logiques et méthodologiques que pourraient prendre des poétiques proprement dispositales, c’est-à-dire : dont le but est de contribuer au « bon » fonctionnement et à la reconnaissance des dispositifs dont elles traitent.

jeudi 15 avril 2010

TINA n°6




TINA n°6
There is no alternative
éditions è®e








EDITO :
En attendant...

FICTIONS :
Caroline Dubois, encore ce mort le kangourou
Pierre Escot, Candidats
Xavier Lapeyroux, L’Eau froide
Masha Tupitsyn, Consolation
Jean-Michel Espitallier, Vus à la télé

FICTIONS / LABO :
Frédéric Moulin, Le Livre des morts hawaïen

DOSSIER :
CAPITALISMES, rapport d’activités :
Si tout le monde ou presque s’accorde à dire que le capitalisme d’aujourd’hui est un capitalisme global, il n’en est pas moins de multiples façons de chercher à caractériser celui-ci ainsi que les perspectives qui s’offrent, en dépit de son caractère global, pour chercher à y résister. Tina se propose de faire le point sur cette pluralité d’approches non pour tenter une quelconque synthèse ni même pour ouvrir un débat déjà ouvert depuis quelque temps mais pour tenter de préciser les termes du débat.

avec
Samir Amin
Dans quelle mesure le capitalisme global remet-il ou non en question l’opposition centre/périphérie ?
François Chesnais
Quelle est la place du capitalisme financier dans le capitalisme global ?
Fabrice Flipo
En quoi le capitalisme global se nourrit-il du catastrophisme ?
Saskia Sassen
Dans quelle mesure le capitalisme global fait-il place aux échelons local et régional ?
Didier Lebert et Carlo Vercellone
Quels rapports établissez-vous entre capitalisme cognitif et capitalisme mafieux ?
Yann Moulier-Boutang
Quel rapport faîtes-vous entre capitalisme cognitif et capitalisme global ?

Benchmarking TINA, Portfolio

Extrait d’Offshore d’Alain Deneault

VEILLE :
interview de Christian Salmon
veille web : Akiba-Kei.com
cahier critique (VO et VF littérature, essais, bd...)
veille historique : Howard Zinn par Jim Cohen

lundi 12 avril 2010

Cahiers Georges Perec, Perec et l'art contemporain T10




Cahiers Georges Perec

* Perec et l'art contemporain T10
* Castor Astral





Présentation de l'éditeur
Une réflexion sur les raisons qui font aujourd’hui de Georges Perec une référence pour l’art contemporain international ; des études sur les conjonctions entre l’œuvre de Perec et l’art contemporain de son temps (Fluxus, l’Hyperréalisme, le Pop Art…) ; des articles sur ce qui rapproche Perec de créateurs plasticiens majeurs de notre temps, par catégories (art du quotidien, art de la rue et de la ville, art infra-ordinaire, genre du « Je me souviens… », art de la collection ou du classement…), ou approches monographiques (Perec et : Joachim Schmid, Sophie Calle, Thomas Demand, Edouard Levé, Christian Boltanski, Claude Closky, On Kawara, Roman Opalka, Gérard Collin-Thiébaut, Valérie Mréjen…) ; des parallèles entre Perec et des pratiques contemporaines dans les domaines du design, de la bande dessinée, de l’illustration, de la musique. Des entretiens (avec Joachim Schmid, François Morellet, Philippe Cazal) ; des présentations illustrées de travaux en lien avec l’œuvre perecquienne.
Différentes bibliographies achèvent le volume.

LES AUTEURS
Des chercheurs spécialistes de Perec ou d’art contemporain : Maud Assila, Jan Baetens, Philippine Cruse, Cécile de Bary, Lætitia Desanti, Nadine Descendre, Mickaël Ferrier, Laurent Grison, Eléonore Hamaide-Jager, Maryline Heck, Pierre Hyppolite, Jean-Luc Joly (directeur du numéro), Bernard Magné, Sophie Mariani-Rousset, Véronique Montémont, Isabelle Parnot, Catherine Pomparat, Tonia Raus, Christelle Reggiani, Matthieu Rémy, Mireille Ribière, Irène Salas, Ravindranathan Thangam, Diane Watteau ; mais aussi des critiques d’art : Jean-Max Colard, Jean-Pierre Salgas ; des créateurs (écrivain, plasticiens, photographe, cinéaste) : François Bon, Philippe Cazal, Dominique de Liège, Marie-France Dubromel, Elisabeth Girard-Léthier, Pauline Horovitz, François Morellet, Marylin Rolland, Joachim Schmid ; et des étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux.

mercredi 7 avril 2010

Christine Lavant, UN ART COMME LE MIEN N’EST QUE VIE MUTILÉE


Christine Lavant
UN ART COMME LE MIEN N’EST QUE VIE MUTILÉE
Anthologie de poèmes choisis, traduits et présentés par François Mathieu
Éditions Lignes












Présentation de l'éditeur
Christine Lavant  : «  Je n’attends rien du Pfauenschrei [« Cri du paon  » – recueil de quatre-vingt-dix poèmes paru en 1962]. Que les derniers efforts acharnés  ; je me fiche complètement de savoir s’il sortira avec ou sans fautes d’impression. Je ne lis jamais les critiques  ; elles me sont tellement pénibles. Les bonnes presque plus que les mauvaises. D’une façon générale, écrire de la poésie m’est tellement pénible. C’est inouï […] je vivrais si j’étais en bonne santé et avais six enfants, et que je puisse travailler pour eux  ! Un art comme le mien n’est que vie mutilée, un péché contre l’esprit, impardonnable. La vie est tellement sacrée, peut-être que les bien-portants ne le savent pas. Moi, je le sais tout à fait. C’est pour cela que je ne mettrai probablement jamais fin à mes jours. Il y a aussi des moments où je suis heureuse sans raison. […]  » La femme qui écrit cette lettre le 27 mars 1962 est, avec Ingeborg Bachmann, la plus grande poétesse autrichienne du siècle dernier  ; six prix ont récompensé son œuvre de son vivant.

L’originalité de cette poétesse – par quoi elle est justifiée de prétendre à la poésie universelle –, elle la tient d’une constante exploration de son univers extérieur immédiat passé au crible de son très profond univers intérieur  : une espèce d’extirpation, puis de monstration d’une perception pratiquée par des sens exacerbés. Sur fond de douleur physique quotidienne, de révolte et de colère… contre un Dieu qui l’a faite ce qu’elle était, et une religion de mascarade. Mais aussi d’espoir et de petites joies. Sa langue est inépuisable, qu’elle nourrit de son paysage campagnard, de son vécu quotidien, invente et déroule comme elle tricote, infiniment, assise par terre dans des nuits de douloureuses insomnies, entre un tapis d’Orient et une fenêtre derrière laquelle passent une lune et des étoiles vivantes, sans cesse réimagées par une vision poético-païenne.

Née en 1915 à Sankt-Stefan dans la vallée de la Lavant, à mi-chemin entre Klagenfurt et Graz, à quelques kilomètres au nord de la frontière austro-slovène, morte en 1973, Christine Habernig, née Thonhauser, prend en 1948, lors de sa première publication, le pseudonyme de Lavant. Christine Lavant est une femme poète aux antipodes d’une certaine tradition du poète bien né et fortuné, fin lettré et voyageur, tel Rainer Maria Rilke. Neuvième enfant d’une famille de mineurs, frappée deux mois après sa naissance de scrofulose, puis de pneumonie, elle gardera toute sa vie les stigmates douloureux de sa petite enfance. Une cécité et une surdité partielles, des douleurs quasiment constantes, un état de dépression chronique l’accompagneront toute sa vie. En 1924, à l’issue d’une hospitalisation à Klagenfurt, l’enfant de neuf ans parcourt à pied les soixante kilomètres qui la séparent de chez elle. À quinze ans, le chemin de l’école étant devenu trop long pour elle, elle doit désormais gagner sa vie en faisant du tricot. En 1932, elle brûle son roman, qu’un éditeur de Graz avait accueilli favorablement, puis refusé. En 1933, à la suite d’une tentative de suicide, elle entre volontairement dans un hôpital psychiatrique pour tenter de comprendre son état. En 1945, une bibliothécaire qui ne sait plus quoi lui donner à lire lui confie les derniers vers de Rilke  : ce sera pour elle une révélation. Restée plus de vingt ans sans écrire, elle reprend la plume. Impressionné, l’un de ses médecins transmet ses poèmes à un éditeur, marquant ainsi le début de sa reconnaissance. L’œuvre de Christine Lavant tient en neuf volumes – quatre de poésie et cinq de proses – publiés, en allemand, par les éditions Otto Müller de Salzbourg. En France, deux récits, traduits par François Mathieu ont déjà parus : Das Kind (L’Enfant), Lignes-Léo Scheer 2006 et La Mal-née, Lignes, 2007.

dimanche 4 avril 2010

Bernard HEIDSIECK, C.Q.F.D.


Bernard HEIDSIECK

C.Q.F.D.

Editions de l'Ariane

2009










Présentation de l'éditeur
7 cahiers signés contiennent un texte inédit de Bernard HEIDSIECK orné de bandes magnétiques et d’amorces de bandes de couleurs qu’il a découpé et collé de façon différente dans chaque livre ainsi que sur chaque couverture signée également. Les livres sont donc tous différents et sont numérotés et signés au colophon par leur auteur.
C.Q.F.D. a été composé à la main en Aulico corps 12 par François HUIN et achevé d’imprimer sur papier Vélin d’Arches 300g sur les presses de la S.A.I.G. à l’Haÿ-les-Roses. Les coffrets en plexiglas ont été ouvragés par Marc BUTTI à Nice.

Erik Bullot, RENVERSEMENTS 1


Erik Bullot
RENVERSEMENTS 1
Coll. Sine Qua Non
Paris Expérimental




Présentation de l'éditeur
À l’heure du cinéma d’exposition et de la diffusion des films sur les écrans domestiques de l’ordinateur ou du téléphone mobile, le cinéma semble être l’objet d’une profonde transformation. Est-il renversé, au sens d’une fin de règne, par de nouveaux médias et de nouvelles pratiques, ou est-il en mesure d’inverser ses propres éléments en vue de sa relève ? Est-il entré dans son âge post mortem ? Qu’en est-il de ses usages démocratiques ? Quelle est la nature du dialogue entre le cinéma et l’art contemporain ?

L’ouvrage Renversements 1 : notes sur le cinéma se propose de réfléchir au devenir du cinéma et à son possible renversement, à la fois technique, poétique et théorique.
Il rassemble douze articles, publiés dans différentes revues ou catalogues (Cinergon, Vertigo, Cinéma, Trafic, Fresh Théorie III) de 1999 à 2008. Ces textes explorent la puissance métamorphique du cinéma, soumis à d’importantes transformations technologiques et esthétiques.
Par le biais d’analyses précises et détaillées d’œuvres de l’histoire du cinéma (Keaton, Eisenstein), du film expérimental (Kenneth Anger, Stan Brakhage, Michael Snow), du cinéma contemporain (Naomi Kawase, Jean-Claude Rousseau, David Lynch), du film d’artiste (Sarkis), Renversements 1 dresse une cartographie des différents états du cinéma aujourd’hui dans ses relations avec l’Histoire et les autres arts.

Érik Bullot est né en 1963. Cinéaste, écrivain.
Réalisateur de nombreux documentaires et de films expérimentaux, membre du collectif "pointligneplan", au croisement du cinéma et de l’art contemporain, enseignant, Érik Bullot mène une double activité de cinéaste et de théoricien. Il a publié en 2007 un essai remarqué sur le film de Paradjanov, "Sayat Nova", aux Éditions Yellow Now. Il enseigne le cinéma à l'Ecole nationale supérieure d'art de Bourges et à l'Université de New York à Buffalo.


jeudi 1 avril 2010

Hans Belting, La double perspective – La science arabe et l’art de la Renaissance

Hans Belting
La double perspective – La science arabe et l’art de la Renaissance
Traduit de l'allemand par Christian Joschke
domaine Histoire de l'art
collection Amphi des arts
Les presses du réel
2010













Présentation de l'éditeur
Les origines arabes de la plus célèbre invention de la Renaissance.
« La plus célèbre invention de la Renaissance, la perspective picturale, emprunta sa dénomination comme la théorie mathématique de la vision au Livre de l'optique (Kitab al-Manazir) d'Ibn Al-Haitham, connu aussi sous le nom d'Alhazen. Dans sa traduction latine du XIIIe siècle, le titre du traité arabe était « Perspectiva » ou « De Aspectibus », et fut conservé jusqu'à ce que Frédéric Risner le remplace par « Optique », terme d'origine grecque, dans la première édition imprimée de 1567. Dès lors, cette préhistoire étonnante sombra dans l'oubli, tant du fait de la nouvelle dénomination de la discipline traitant de la théorie visuelle, qu'en raison des progrès que la discipline réalisa à l'ère de Descartes et de Kepler, progrès pourtant dus, il est vrai, à une réévaluation des résultats et des méthodes d'Alhazen. »
Conférence prononcée le 24 mars 2009 au Grand Amphithéâtre de l'Université Lumière Lyon-II, dans le cadre du cycle « L'Amphi des arts » engagé en partenariat avec le Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Historien de l'art, spécialiste de l'anthropologie de l'art et de la théorie des médias, Hans Belting (né à Andernach, Allemagne, en 1935), titulaire de la chaire européenne du Collège de France en 2002-2003, est professeur honoraire à l'université de Heidelberg, directeur du Centre international de recherche en sciences de la culture de Vienne, membre de l'Académie des sciences de Heidelberg.