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mercredi 29 février 2012

Fredric Jameson, L’inconscient politique. Le récit comme acte socialement symbolique

 

Fredric Jameson
L’inconscient politique 
Le récit comme acte socialement symbolique
Questions Théoriques
2012
 Présentation de l'éditeur
L’Inconscient politique est l’un des livres majeurs de la théorie littéraire et de la critique culturelle. Jameson y défend le primat de l’interprétation politique de la littérature, dans une opération de synthèse inédite : d’abord à l’intérieur de la tradition marxiste, pour réarticuler l’historicisme de Lukács, le structuralisme d’Althusser et l’utopisme de Bloch; puis au sein des études littéraires, pour y subsumer de façon organisée les différentes méthodes disponibles dans la critique moderne – le formalisme du New Criticism, la mythocritique de Frye, la sémiotique de Greimas et des poéticiens français, l’influence des analyses structurales de Lévi-Strauss et de Lacan, et le post-structuralisme de la French Theory.
Le projet est ici de constituer une herméneutique marxiste totalisante et composite, attentive à explorer les multiples modes selon lesquels les textes, et spécifiquement les récits, mettent en acte des dynamiques de figuration, de déplacement et de refoulement des contradictions réelles et historiques propres aux formations sociales dans lesquelles ils sont apparus. Pour comprendre les opérations de cet « inconscient politique », Jameson lit les récits comme des dispositifs complexes et décentrés, des champs de force où s’affrontent des discours narratifs, génériques et politiques hétérogènes. Leur enjeu est le destin de la collectivité : ce sont des actes socialement symboliques.
Fredric Jameson, né en 1934, professeur à l’université de Duke en Caroline du Nord, est l’un des maîtres de la théorie critique dans le monde anglo-saxon

samedi 23 juillet 2011

Vincent Robert, Le temps des banquets. Politique et symbolique d'une génération (1818-1848)

Vincent Robert
Le temps des banquets
Politique et symbolique d'une génération (1818-1848)
Publications de la Sorbonne
2010

Présentation de l'éditeur
On s'est beaucoup moqué des banquets politiques, de « cette éloquence d'automne semée autour de tables bourgeoises et arrosée de vins du cru »
(Lamennais). Comment prendre au sérieux en effet ces agapes, à nos yeux si prosaïques en pleine exaltation romantique, mais aussi ridiculement effusives dans une époque qui vouait un culte à la rationalité politique ? Et pourtant, aujourd'hui encore, chacun sait que la cause immédiate de la révolution de Février 1848 fut l'interdiction par Guizot d'un banquet réformiste, celui du XIIe arrondissement de la capitale. Bon nombre de contemporains en restèrent perplexes : comme nous, ils n'arrivaient pas à comprendre comment une décision apparemment anodine avait pu avoir de telles conséquences.
Aussi fallait-il reconstituer une histoire qui n'a jamais été écrite, celle d'une forme disparue du répertoire politique. Le banquet n'est si étrange à nos yeux que parce que nous avons indûment valorisé Gavroche et Tocqueville, la barricade et le parlement. Décrire les banquets, pour d'abord mieux comprendre la sociabilité du premier XIXe siècle, et reconstituer la culture politique de toute une génération, qui savait jouer des symboles et de l'implicite, et qui, après la Révolution et le despotisme napoléonien, cherchait sa voie dans une période décisive pour l'apprentissage de la liberté et de la démocratie. Puis faire toute sa place à un imaginaire dont nous avons oublié la richesse et les multiples enjeux. C'est, en définitive, s'interroger sur la nature même du lien politique, au-delà des discours et des institutions.

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 Vincent Robert enseigne l'histoire politique et culturelle du XIXe siècle à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.