vendredi 30 septembre 2011

Arno Schmidt, l'écrivain-photographe : colloque les 9,10 et 11 novembre / exposition du 9 novembre au 11 décembre à Arles


La réception de l’œuvre d’Arno Schmidt en France porte la marque de ce cycle de naissances et de morts successives. Porté au sommet puis tombé dans l’oubli, résistant à toutes les assignations (avant-garde, ovni littéraire, ...), il construit des récits alliant humour burlesque et audaces techniques, en une succession d’instantanés : mode d’écriture proche de notre perception qui ne retient que les aspérités de l’expérience, proche de l’instantané photographique aussi, qui accentue l’écart entre vision et reconnaissance, provoquant chez le lecteur la surprise d’une première fois.
La pratique photographique de Schmidt révèle à la fois le décor de ses récits (la lande de Lünebourg) et s’inscrit au cœur même de la genèse de son écriture. Arno Schmidt a photographié tout sa vie. « Quoi qu’il en soit, on voit plus de choses qu’on ne peut en restituer », écrit-il. Dans La boîte noire où se loge notre cerveau, le processus de mise en langue nous oblige à choisir, interpréter, aiguiser, tailler. Un bain révélateur que Schmidt, photographe compulsif mais qui ne procédait que rarement au tirage de ses photos, nommait « déshydratation ».

En montrant pour la première fois en  France une centaine de ses photographies et en organisant un colloque international autour de son écriture en images et de la traduction du réel qu’elle propose, la Fondation Arno Schmidt de Bargfeld, l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie et le Collège International des Traducteurs Littéraires d’Arles s’associent pour faire résonner l’œuvre de l’écrivain-photographe.

Renseignements : +33 (0)4 90 52 05 50 - citl@atlas-citl.org
Télécharger l'avant-programme : Prog_JAS_def.pdf

samedi 24 septembre 2011

François Bon, Après le livre + critique du livre par Roger Chartier

critique du livre par Roger Chartier, Le Monde, 22.09.11
François Bon
Après le livre
Seuil
2011

Présentation de l'éditeur
Nous vivons une des très rares mutations de l’écrit. Rares (la tablette, le rouleau, le codex, l’imprimerie), mais chaque fois irréversibles et globales.
Ce que change Internet, ce n’est pas le rapport au livre, c’est le rapport au monde. Le numérique affecte la façon dont on écrit aussi bien que celle dont on lit, nos bibliothèques comme la trace que nous laissons parmi les autres.
Il ne s’agit pas ici de prédire. Prendre le temps, au contraire, de considérer l’histoire récente de notre propre rapport à ces machines, comment nous nous en servons, ce qu’elles ouvrent de possibles. Prendre le temps de revenir à quelques oeuvres décisives, celles de Balzac ou de Rabelais en font partie, qui sont elles-mêmes l’empreinte d’une de ces transitions. Alors peut-être accepterons-nous de voir que s’offrent pour nos fables, nos récits, nos lettres, nos carnets privés, nos images aussi, d’autres vecteurs, une autre mémoire et de nouveaux modes de transmission.
Nous sommes déjà après le livre.



mardi 6 septembre 2011

en ligne: COnTEXTES n°9 | septembre 2011 Nouveaux regards sur l' illusio

COnTEXTES n°9 | septembre 2011
Nouveaux regards sur l' illusio

Sous la direction de Denis Saint-Amand et David Vrydaghs