vendredi 17 décembre 2010

écouter: "La poésie, pour quoi faire ?" avec Christian Prigent

écouter "La poésie, pour quoi faire ?" avec Christian Prigent
Mercredi 17 novembre de 13h à 15h
les mercredis littéraires du Petit Palais
à l'auditorium du Petit Palais



jeudi 9 décembre 2010

La pensée de Gilles Granger Sous la direction d'Antonia Soulez et Arley Moreno

La pensée de Gilles Granger
Sous la direction d'Antonia Soulez et Arley Moreno
Hermann
2010


Présentation de l'éditeur


En étendant le concept d' "œuvre" du signe à la connaissance, Gilles-Gaston Granger a su redéfinir l'activité philosophique. En effet, selon lui, un "fait épistémologique" n'est pas seulement un "fait de science" ; il concerne non seulement le devenir de la science mais également la vie humaine dans son ensemble. L'enjeu de son travail a donc été avant tout de définir la tâche et les objectifs de la "discipline philosophique", notamment dans son rapport à l'histoire des sciences et au concept de science, car, comme il le démontre, "le scientifiquement connaissable dépend exclusivement des déploiements de la pensée formelle". Granger a ainsi fait porter sa réflexion sur l'émergence du formel à partir de la théorie aristotélicienne de la science, tout en renouvelant sous le nom de "topique comparative" une méthode dont le spectre, couvrant l'histoire de la géométrie depuis Euclide, s'étend jusqu'à Russel et Carnap. S'appliquant également à la linguistique et aux sciences humaines, sa pensée contraste ainsi avec la démarche exclusivement historique de son prédécesseur au Collège de France, Martial Guéroult.
Pour présenter cette pensée aux multiples facettes et dont les répercussions se sont fait sentir dans des domaines d'activités très divers, il était donc souhaitable de réunir différentes contributions de philosophes, scientifiques et musiciens : Guilherm Carvahlo, Philippe Lacour, Arley R. Moreno, Michel Paty, Joëlle Proust, Antoine Ruscio, Houria Sinaceur, Norma Claudia Yunez Naude, Anne Sedès, Antonia Soulez, Horacio Vaggione. Presque tous les thèmes de la pensée formelle de de Gilles-Gaston Granger sont abordés dans le présent volume : le rôle de la pensée formelle et ses liens avec le symbolisme dans les sciences, les sciences humaines et la philosophie ; le style et la pensée de la création dans la science comme en art ; la manière dont se présente, notamment dans la musique, l'opératoire dans la constitution de systèmes d'objets... Ce livre est ainsi une invitation à découvrir la pensée de ce grand épistémologue français, disciple de Bachelard et surtout de Cavaillès.

mardi 7 décembre 2010

écouter et lire: Jean-Charles Massera, It's too late to say littérature

écouter Jean-Charles Massera à propos de It's too late to say littérature, Le RenDez-Vous par Laurent Goumarre, 15.11.2010

It's too late to say littérature
(aujourd’hui recherche formes désespérément)
Une proposition de Jean-Charles Massera
revue Ah ! #10
Cercle d’Art

Pourquoi ?Parce que plus de 110 ans après l'invention de l'espace moderne,Parce que près d'un siècle après les premiers bouleversements des données de l'expérience esthétique lancés par les avant-gardes littéraires et artistiques historiques, parce que plus de 40 ans après la seconde vague de bouleversements des données et des conditions de l'expérience esthétique opérée par les avant-gardes artistiques américaines (la sortie de la logique de l'énonciation des possibles inhérents à la seule et exclusive « aire de compétence » d'un médium au profit d'une logique qui consiste à utiliser les formes rendues nécessaires par la visée
d'un projet), il semble difficile de comprendre et encore plus de justifier cet acharnement qui consiste à vouloir à tout prix percevoir la littérature dans des formes et des genres conçus pour hier - un hier qui entre parenthèse n'a plus lieu depuis longtemps.

Comment ça, « n'a plus lieu depuis longtemps ? ».
Et puis attendez, l'anti-littérature, c'est quand même un peu tarte à la crème non ? Et surtout c'est pas nouveau !

Déjà accepter l'idée qu'il ne s'agit peut-être pas là d'une histoire de mode ou de cycle, mais tout simplement de sens, qu'il ne s'agit pas d'une prise de position, d'une volonté de faire statement, mais tout simplement
d'une nécessité.
Pour reprendre Walter Benjamin, mais surtout rappeler une évidence : « à de grands intervalles dans l'histoire, se transforme en même temps que leur mode d'existence le mode de perception des sociétés humaines.
La façon dont le mode de perception s'élabore (le médium dans lequel elle s'accomplit) n'est pas seulement déterminé par la nature humaine, mais par les circonstances historiques ».
Et ?
Simplement : Repérer ce qui peut constituer un enjeu aujourd'hui sur le plan esthétique et travailler (chercher) avec les formes, les outils, les modes de perception de l'aujourd'hui. Juste ça.

Et avec qui ?Tout simplement avec quelques-un(e)s qui comptent parmi celles et ceux
qui essayent de repérer ce qui peut constituer un enjeu aujourd'hui sur le plan esthétique et qui travaillent (cherchent) avec les formes, les outils, les modes de perception de l'aujourd'hui. Soit une quinzaine de pistes, de propositions, énoncées au cours de ces dernières années... Pas plus.
Sandy Amerio, Éric Arlix, Patrick Bouvet, Thomas Clerc, Claude Closky, Jean-Yves Jouannais, Martin Le Chevalier, Loreto Martinez Troncoso, Louise Desbrusses, Yves Pages, Julien Prévieux, Arnaud Viviant.