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dimanche 3 avril 2016

en ligne: Art et société. Recherches récentes et regards croisés, Brésil/France, Alain Quemin et Glaucia Villas Bôas (dir.)

Recherches récentes et regards croisés, Brésil/France
Alain Quemin et Glaucia Villas Bôas (dir.)
OpenEdition Press
Brésil / France | Brasil / França 
2016

Présentation de l'éditeur
Si la richesse des échanges entre le Brésil et la France est bien connue dans différentes sciences sociales comme la sociologie ou l’anthropologie où la présence française au Brésil a suscité des échanges très féconds qui ont clairement profité aux deux traditions nationales, il en va tout autrement de la sociologie de l’art, puisque les liens entre les deux pays restent encore largement à explorer. Pourtant, il existe clairement deux traditions nationales toutes deux marquées par le fort développement de ce domaine de recherche et, suite à leur forte croissance, les travaux qui se sont imposés au Brésil comme en France n’ont pas manqué de se rencontrer. Le présent ouvrage entend présenter l’état de la sociologie de l’art dans chacun des deux pays de forte tradition sociologique que sont désormais la France et le Brésil, en faire ressortir les spécificités mais aussi les traits communs, ainsi que les sujets de dialogue, que celui-ci soit déjà clairement amorcé ou en probable devenir.
Alain Quemin (dir.)
Professeur en sociologie à l’université Paris-8
Chercheur au Labtop-CRESPPA
Membre honoraire de l’Institut universitaire de France
Glaucia Villas Bôas (dir.)
Professora da Universidade Federal do Rio de Janeiro
Pesquisadora do Conselho Nacional de Pesquisa e Desenvolvimento (CNPq)

mardi 20 août 2013

Socialisations, identités et résistances des romancières du Maghreb - Avoir voix au chapitre




Socialisations, identités et résistances des romancières du Maghreb
Avoir voix au chapitre
Sous la direction de
Isabelle Charpentier
Christine Détrez et Abir Kréfa
L'Harmattan
2013

vendredi 30 novembre 2012

Christine Détrez, Femmes du Maghreb, une écriture à soi

Christine Détrez  
Femmes du Maghreb, une écriture à soi
La Dispute
2012

Présentation de l'éditeur
Des femmes défilent, des femmes protestent aujourd’hui au Maghreb. Depuis quelques décennies, elles sont nombreuses à écrire. L’écriture est pour elles une résistance au quotidien, un combat de tous les instants, parce qu’elle permet de grappiller du temps, de revendiquer une place et surtout d’exister comme individu. Pour écrire, pour publier, elles luttent encore souvent contre la tradition, qui enferme les femmes dans le silence. Mais alors que le prix est si lourd, comment expliquer que, malgré tout, ces femmes persistent, et signent? Et dans quelle mesure cette résistance à travers l’écriture est-elle efficace?
Pour y répondre, cet ouvrage s’appuie sur une enquête sociologique menée auprès d’une soixantaine de femmes écrivains en Algérie et au Maroc aujourd’hui. Tout en faisant entendre les voix et la résistance de ces femmes, elle analyse leurs conditions de socialisation et les structures sociales qui pèsent sur leurs pratiques.
Femmes du Maghreb, une écriture à soi permet ainsi de mieux comprendre la complexité de la condition des femmes au Maghreb, mais également, de façon plus générale, les effets réels de l’art sur l’individu et, au-delà, de s’interroger sur les concepts de domination et de résistance.
Table des matières
Introduction
Première partie. Écrire : résistance en actes ?
Chapitre premier. Écrire malgré tout
Dégager du temps
L’hostilité de l’entourage : le mari
La famille
Chapitre 2. La condition des femmes
Les lois
Les mentalités : un sentiment mitigé
Silence et discrétion
Texte caché, texte public : Shéhérazade contre Nidaba ?
Le pseudonyme
Chapitre 3. Et pourtant, elles écrivent
S’exprimer
Exister comme individu
Gagner de l’espace
Deuxième partie. Paradoxes et ambiguïtés ?
Chapitre 4. Une résistance sous contrôle ?
Refuser l’ordre imposé ?
Des expériences de résistance dans la trajectoire
Résister, mais pas trop : les conciliations paradoxales
Chapitre 5. Des dispositions aux compétences
Une généalogie familiale marquée par des capitaux culturels
La bravoure en exemple
Des capitaux scolaires
Lire et écrire
Chapitre 6. L’écriture en souffrance : les assignations contradictoires
La double socialisation
Le père : tolérance sous contrôle
L’intériorisation des normes
L’autocensure
Troisième partie. Écrire en marge ?
Chapitre 7. Engagement politique ou associatif
La société civile
« Alors, à l’époque, exister, c’était refuser »
Chapitre 8. Être féministe ?
Chapitre 9. Les femmes qui écrivent sont-elles dangereuses ?
Conclusion

lundi 26 mars 2012

Les mangados: lire des mangas à l'adolescence, Christine Détrez, Olivier Vanhée

Les mangados
lire des mangas à l'adolescence

Christine Détrez
Olivier Vanhée
Bibliothèque publique d'information
2012

Présentation de l'éditeur
Il suffit de prononcer le mot manga pour que surgissent toute une série de représentations : des yeux écarquillés et des silhouettes japonaises, des minijupes avec socquettes et des exosquelettes, le club Dorothée et les jeux vidéo… On imagine aussitôt des adolescents enfermés dans leur chambre à feuilleter des opus au papier de mauvaise qualité, au risque de devenir incultes, voire asociaux et violents. Peut-on d'ailleurs les appeler « lecteurs », ces jeunes qui délaisseraient ainsi les livres, ou même la bande dessinée franco-belge, soudain auréolée d'une légitimité qui lui a, également, longtemps été refusée ?
Comprendre ce qui pousse un adolescent ou une adolescente à lire des mangas aujourd'hui oblige à procéder en deux temps. Tout d'abord, le manga « s'encastre » parfaitement dans la « culture jeune » : il s'insère dans toute une constellation d'intérêts, dont la musique, la sociabilité, le numérique, les pratiques amateurs. Mais le manga est aussi le support d'appropriations savantes ou concrètes (apprendre à dessiner, s'habiller, etc.), éthiques et identificatoires. La lecture devient alors une façon de gérer les expériences passées, de faire travailler de manière imaginaire les schèmes de son expérience personnelle, d’apprendre à exprimer les émotions, et de participer à la construction de soi comme fille ou comme garçon. Bref, au-delà du manga lui-même, c’est le ressort des pratiques de lecture adolescentes que cette enquête met en lumière.