dimanche 30 mai 2010

John Dewey, L'ART COMME EXPÉRIENCE


John Dewey
L'ART COMME EXPÉRIENCE
trad. de l'anglais par Jean-Pierre Cometti, Christophe Domino, Fabienne Gaspari, Catherine Mari, Nancy Murzilli, Claude Pichevin, Jean Piwnica et Gilles A. Tiberghien, postface de Stewart Buettner.
Présentation de l'édition française par Richard Shusterman.
Traduction coordonnée par Jean-Pierre Cometti
Collection Folio essais (No 534)
Gallimard
2010






Présentation de l'éditeur
John Dewey (1859-1952) est un des piliers du « pragmatisme ». Au centre de cette tradition, il y a l’enquête, c’est-à-dire la conviction qu’aucune question n’est a priori étrangère à la discussion et à la justification rationnelle.
Dewey a porté cette notion d’enquête le plus loin : à ses yeux, il n’y a pas de différence essentielle entre les questions que posent les choix éthiques, moraux ou esthétiques et celles qui ont une signification et une portée plus directement cognitives. Aussi aborde-t-il les questions morales et esthétiques dans un esprit d’expérimentation – ce qui tranche considérablement avec la manière dont la philosophie les aborde d’ordinaire, privilégiant soit la subjectivité et la vie morale, soit les conditions sociales et institutionnelles.
Dans L’art comme expérience, la préoccupation de Dewey est l’éducation de l’homme ordinaire. Il développe une vision de l’art en société démocratique, qui libère quiconque des mythes intimidants qui font obstacles à l’expérience artistique.

mercredi 26 mai 2010

Jean-Pierre Cometti, QU'EST-CE QUE LE PRAGMATISME ?


Jean-Pierre Cometti
QU'EST-CE QUE LE PRAGMATISME ?
Collection Folio essais (No 535)
Gallimard
2010



Présentation de l'éditeur
Longtemps, le pragmatisme, philosophie née à la fin du XIXe siècle aux États-Unis, n'a pas eu bonne presse, tant est fort son refus de faire système, de poser des postulats, d'écrire de grands récits. Sa volonté est de reconnaître à chacun la capacité, par l'expérience, d'approcher le vrai, dans une quête ouverte à tout homme ordinaire, sans qualité ni appartenance à une élite philosophique. Désormais, il est au centre de nombreuses approches, à propos tant des problèmes posés par les sciences, les idéologies, les valeurs et la marche du monde que de la philosophie et des sciences sociales, de leurs méthodes et de ce que nous pouvons en attendre.
Ce retournement, le lecteur le comprend grâce à Jean-Pierre Cometti. Voilà restitué le fort pouvoir critique du pragmatisme à l'encontre de la plupart des certitudes qui ont permis à la philosophie d'établir sa souveraineté : il refuse une conception du vrai, qui soustrait ce dernier à toute appréciation humaine ; l'intéresse ce qui permet de donner à chacun les meilleures chances d'accomplissement des fins auxquelles l'humanité peut légitimement aspirer dès lors que ces dernières lui semblent les meilleures. La philosophie peut y contribuer par un effort de clarification propre, afin de déblayer la voie de la recherche et les possibilités de la discussion. En cela, les vertus de la philosophie ne se distinguent pas de celles de la démocratie et de l'éducation : toutes trois ont valeur d'expérience que chacun se doit de faire pour demeurer pleinement citoyen.

jeudi 20 mai 2010

Danilo Kis, Varia


Danilo Kis
Varia
traduit du serbo-croate par Pascale Delpech
Collection : Littérature étrangère
Fayard
2010




Présentation de l'éditeur
Ce recueil rassemble des textes de jeunesse de Danilo Kiš, écrits et publiés durant ses années d’études en littérature comparée et la première décennie de son activité d’écrivain : des articles, qui permettent de reconstituer le climat artistique de l’époque (métier d’écrivain, goûts du public, réflexions socio-esthétiques) ; des essais, où se dessine clairement la figure du rebelle confronté au « statut ontologique du monde » et où la poésie occupe une place importante ; des nouvelles, esquisses de ses futurs romans ; des interviews, qui soulignent la sensibilité de Kiš aux phénomènes de violence idéologique de notre temps, en particulier à l’antisémitisme.
Aux lecteurs familiers de son œuvre, ces textes offrent un subtil « portrait de l’artiste en jeune homme ». Aux autres, ils donneront envie de découvrir ce qu’a produit une telle énergie intellectuelle chez un jeune écrivain libre et radical, à une époque troublée de l’histoire de cette partie de l’Europe.

Danilo Kiš (1935-1989), écrivain yougoslave, a passé les dix dernières années de sa vie à Paris. Styliste remarquable, il aborde dans son œuvre, tantôt par le biais de l’autobiographie, tantôt dans ses récits de « fiction document », les grands thèmes de ce siècle, en particulier l’oppression totalitaire, tant dans le nazisme que dans le communisme. Personnage emblématique de la bohème belgradoise, il a été traduit en une douzaine de langues, et a reçu de nombreux prix. En France, son œuvre a été couronnée en 1980 par le Grand Aigle d’Or de la ville de Nice et il a été fait en 1986 chevalier des Arts et des Lettres.

mercredi 19 mai 2010

Thomas Bernhard, Mes prix littéraires

Thomas Bernhard
Mes prix littéraires
Traducteur: Daniel Mirsky
Gallimard
2010




Présentation de l'éditeur
Sous prétexte de parler de tous les prix littéraires qu’il a reçus, Bernhard se livre, dans ces textes inédits, à ce qu’il fait le mieux : exercer sa détestation. Jurés, organisateurs, notables allemands ou autrichiens, personne n’est épargné par l’humour vengeur d’un auteur hypersensible à la médiocrité. Irrésistiblement méchant et drôle, Bernhard excelle aussi dans l’art de la miniature. Chaque récit est un joyau, et se lit comme une courte nouvelle. Derrière une apparente désinvolture, Bernhard interroge la nature de l’industrie littéraire et la vanité des distinctions honorifiques. Tout cela, dans un style acéré et ironique à la fois – du grand art. Terminé en 1980, ce petit volume, resté pour des raisons obscures inédit du vivant de l’auteur, associe neuf récits de remises de prix et les discours de réception correspondants, poétiques et violents. On comprendrait presque pourquoi un certain ministre autrichien, à l’audition d’un de ces discours assassins, s’est retenu de justesse de frapper Bernhard...

L'auteur
Thomas Bernhard (1931-1989) est fils d’un cultivateur autrichien. Il fait ses études secondaires à Salzbourg et suit des cours de violon et de chant, puis de musicologie. Son premier recueil de poèmes paraît en 1957, suivi deux ans plus tard d’un livret de ballet. Il écrit des pièces dont plusieurs sont jouées dans de nombreux pays et en France à partir de 1960. Thomas Bernhard a obtenu en 1970 le prix Georg Büchner, la plus importante récompense littéraire d’Allemagne occidentale. Aujourd’hui, il est unanimement considéré comme un des plus grands prosateurs de la langue allemande.

mercredi 5 mai 2010

Qu'est-ce que le contemporain? textes réunis par Lionel Ruffel



Qu'est-ce que le contemporain?

textes réunis par Lionel Ruffel
Editions Cécile Defaut
2010


Présentation de l'éditeur:
Il est des notions que l'on utilise sans y prendre garde. Des notions dont on imagine qu'il n'est pas nécessaire de les penser, de les définir, de les critiquer. Des notions qui ont miraculeusement échappé au mouvement d'enquête et de déconstruction métacritiques du siècle dernier. Des notions faibles sûrement, en tout cas de faible intensité, mais qui finissent parfois par s'imposer, doucement, à l'ombre de débats plus spectaculaires. Et puis un jour elles sont là, incontestablement présentes, curieusement incontestées, et il faut reprendre le travail. « Contemporain » est une de ces notions, un de ces impensés de la tradition esthétique que ce volume souhaite explorer.



TABLE

AVANT-PROPOS ET REMERCIEMENTS

INTRODUCTION

Lionel Ruffel, Qu'est-ce que le contemporain ?

I – QUEL CONTEMPORAIN ?

Michel Deguy, Quand sommes-nous ?

François Noudelmann, Le contemporain sans époques, une affaire de rythme

Philippe Forest, Décidément moderne, sept notes dans les marges d'un essai en cours

Martin Rueff, La concordance des temps

II – GÉOPOLITIQUE DU CONTEMPORAIN

Pascale Casanova, Le méridien de Greenwich, réflexions sur le temps de la littérature

Suely Rolnik, La fureur de l'archive

Zahia Rahmani, Le moderne comme point d'arrivée sans fin

Luc Lang, Contemporain générique

III– LE JADIS ET LE CONTEMPORAIN

Dialogue Tiphaine Samoyault-Pascal Quignard