écouter: Bernard Teyssèdre pour son livre Arthur Rimbaud et le foutoir zutique
Les Nouveaux chemins de la connaissance, 29.03.2011
Bernard Teyssèdre
Arthur Rimbaud et le foutoir zutique
Editions Léo Scheer
2011
Présentation de l'éditeur
Au cours de l’automne 1871, Arthur Rimbaud a écrit dans l’Album zutique une vingtaine de poèmes qui représentent une face tout à fait singulière de son activité de poète et qui nous éclairent sur une période critique de sa vie. Il existait depuis longtemps des éditions commentées pour les Poésies de Rimbaud, pour ses Illuminations et Une saison en enfer. Il n’existait aucun équivalent pour ses textes zutiques. Ce livre se propose de réparer cette lacune. Faisant le point sur les recherches actuelles autour de l’Album zutique, ce volume est certes un ouvrage de référence, mais il s’adresse également à tout lecteur non spécialiste désireux d’en savoir plus sur cet Album aussi amusant que fascinant.
En rassemblant une information aussi rigoureuse que possible, Bernard Teyssèdre analyse les problèmes spécifiques (d’ordre stylistique, intertextuel, historique, érotique) que posent ces poèmes. La part subjective, irréductible, l’amène à écrire, à partir de documents historiques, une fiction « élucidante », qui permet de comprendre ce qui s’est effectivement passé. L’apparat critique et les notes, très abondantes, aideront le lecteur à faire le partage entre ce qui relève de l’information historique et de l’interprétation personnelle.
Cet ouvrage contient une quarantaine d’illustrations en noir et blanc. Il s’agit pour la plupart d’entre elles d’extraits de l’Album zutique.
Bernard Teyssèdre a publié de très nombreux ouvrages, parmi lesquels Romans-éclairs (Grasset, 1961) ; Foi de Fol (Gallimard, 1968) ; Panofsky, L’œuvre d’art et ses significations (Gallimard, 1969) ; Le Diable et l’Enfer au temps de Jésus (Albin Michel, 1985) ; Anges, astres et cieux (Albin Michel, 1987) ; Le Roman de l’Origine (Gallimard, 1996 ; 2007)
vendredi 29 juillet 2011
samedi 23 juillet 2011
Vincent Robert, Le temps des banquets. Politique et symbolique d'une génération (1818-1848)
Vincent Robert
Le temps des banquets
Politique et symbolique d'une génération (1818-1848)
Publications de la Sorbonne
2010
Présentation de l'éditeur
On s'est beaucoup moqué des banquets politiques, de « cette éloquence d'automne semée autour de tables bourgeoises et arrosée de vins du cru »
(Lamennais). Comment prendre au sérieux en effet ces agapes, à nos yeux si prosaïques en pleine exaltation romantique, mais aussi ridiculement effusives dans une époque qui vouait un culte à la rationalité politique ? Et pourtant, aujourd'hui encore, chacun sait que la cause immédiate de la révolution de Février 1848 fut l'interdiction par Guizot d'un banquet réformiste, celui du XIIe arrondissement de la capitale. Bon nombre de contemporains en restèrent perplexes : comme nous, ils n'arrivaient pas à comprendre comment une décision apparemment anodine avait pu avoir de telles conséquences.
Aussi fallait-il reconstituer une histoire qui n'a jamais été écrite, celle d'une forme disparue du répertoire politique. Le banquet n'est si étrange à nos yeux que parce que nous avons indûment valorisé Gavroche et Tocqueville, la barricade et le parlement. Décrire les banquets, pour d'abord mieux comprendre la sociabilité du premier XIXe siècle, et reconstituer la culture politique de toute une génération, qui savait jouer des symboles et de l'implicite, et qui, après la Révolution et le despotisme napoléonien, cherchait sa voie dans une période décisive pour l'apprentissage de la liberté et de la démocratie. Puis faire toute sa place à un imaginaire dont nous avons oublié la richesse et les multiples enjeux. C'est, en définitive, s'interroger sur la nature même du lien politique, au-delà des discours et des institutions.
(PDF 92 KB)
(PDF 105 KB)
(PDF 42 KB)
Vincent Robert enseigne l'histoire politique et culturelle du XIXe siècle à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Le temps des banquets
Politique et symbolique d'une génération (1818-1848)
Publications de la Sorbonne
2010
Présentation de l'éditeur
On s'est beaucoup moqué des banquets politiques, de « cette éloquence d'automne semée autour de tables bourgeoises et arrosée de vins du cru »
(Lamennais). Comment prendre au sérieux en effet ces agapes, à nos yeux si prosaïques en pleine exaltation romantique, mais aussi ridiculement effusives dans une époque qui vouait un culte à la rationalité politique ? Et pourtant, aujourd'hui encore, chacun sait que la cause immédiate de la révolution de Février 1848 fut l'interdiction par Guizot d'un banquet réformiste, celui du XIIe arrondissement de la capitale. Bon nombre de contemporains en restèrent perplexes : comme nous, ils n'arrivaient pas à comprendre comment une décision apparemment anodine avait pu avoir de telles conséquences.
Aussi fallait-il reconstituer une histoire qui n'a jamais été écrite, celle d'une forme disparue du répertoire politique. Le banquet n'est si étrange à nos yeux que parce que nous avons indûment valorisé Gavroche et Tocqueville, la barricade et le parlement. Décrire les banquets, pour d'abord mieux comprendre la sociabilité du premier XIXe siècle, et reconstituer la culture politique de toute une génération, qui savait jouer des symboles et de l'implicite, et qui, après la Révolution et le despotisme napoléonien, cherchait sa voie dans une période décisive pour l'apprentissage de la liberté et de la démocratie. Puis faire toute sa place à un imaginaire dont nous avons oublié la richesse et les multiples enjeux. C'est, en définitive, s'interroger sur la nature même du lien politique, au-delà des discours et des institutions.
(PDF 92 KB)
(PDF 105 KB)
(PDF 42 KB)
Vincent Robert enseigne l'histoire politique et culturelle du XIXe siècle à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
mercredi 13 juillet 2011
Les spectacles sous le Second Empire, Sous la direction de Jean-Claude Yon
Les spectacles sous le Second Empire
Sous la direction de Jean-Claude Yon
Armand Colin
2010
Présentation de l'éditeur
La vie culturelle sous le Second Empire n’a jusqu’à présent guère été étudiée, ou alors de façon superficielle. C’est pourtant sous Napoléon III que se mettent en place les prémices d’une culture de masse. Ce phénomène est particulièrement sensible pour ce qui constitue alors le principal loisir des Français, les spectacles. Par le décret du 6 janvier 1864, l’Empire instaure la « liberté des théâtres », mettant fin à tout contrôle administratif, hormis la censure. C’est certainement la décision politique la plus importante de tout le XIXe siècle en matière théâtrale.
Réunissant une trentaine de chercheurs (historiens, littéraires, musicologues, spécialistes d’histoire de l’art, etc.), cet ouvrage, richement illustré, dresse un vaste panorama du monde des spectacles sous le règne de Napoléon III, de l’opérette aux cafés-concerts et des marionnettes à la construction de nouvelles salles (dont la plus importante est bien sûr le « nouvel Opéra » conçu par Charles Garnier). Tous les aspects de la vie des spectacles sont envisagés au fil de chapitres où l’on croise Offenbach, Labiche, Haussmann, Alexandre Dumas et Émile Zola.
Jean-Claude Yon est maître de conférences HDR en histoire contemporaine à l’Université de Versailles Saint-Quentin. Spécialiste d’histoire des spectacles du XIXe siècle, il est directeur adjoint du Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines.
Avec une préface de Nicolas Joel, directeur de l’Opéra national de Paris. En postface, une étude comparative des Opéras Garnier et Bastille par François Loyer, historien de l’architecture et de la ville, Grand Prix du Patrimoine.
Sous la direction de Jean-Claude Yon
Armand Colin
2010
Présentation de l'éditeur
La vie culturelle sous le Second Empire n’a jusqu’à présent guère été étudiée, ou alors de façon superficielle. C’est pourtant sous Napoléon III que se mettent en place les prémices d’une culture de masse. Ce phénomène est particulièrement sensible pour ce qui constitue alors le principal loisir des Français, les spectacles. Par le décret du 6 janvier 1864, l’Empire instaure la « liberté des théâtres », mettant fin à tout contrôle administratif, hormis la censure. C’est certainement la décision politique la plus importante de tout le XIXe siècle en matière théâtrale.
Réunissant une trentaine de chercheurs (historiens, littéraires, musicologues, spécialistes d’histoire de l’art, etc.), cet ouvrage, richement illustré, dresse un vaste panorama du monde des spectacles sous le règne de Napoléon III, de l’opérette aux cafés-concerts et des marionnettes à la construction de nouvelles salles (dont la plus importante est bien sûr le « nouvel Opéra » conçu par Charles Garnier). Tous les aspects de la vie des spectacles sont envisagés au fil de chapitres où l’on croise Offenbach, Labiche, Haussmann, Alexandre Dumas et Émile Zola.
Jean-Claude Yon est maître de conférences HDR en histoire contemporaine à l’Université de Versailles Saint-Quentin. Spécialiste d’histoire des spectacles du XIXe siècle, il est directeur adjoint du Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines.
Avec une préface de Nicolas Joel, directeur de l’Opéra national de Paris. En postface, une étude comparative des Opéras Garnier et Bastille par François Loyer, historien de l’architecture et de la ville, Grand Prix du Patrimoine.
vendredi 1 juillet 2011
écouter: Philippe Coulangeon, Les métamorphoses de la distinction
écouter: Philippe Coulangeon
Les métamorphoses de la distinction
Inégalités culturelles dans la France d'aujourd'hui
Grasset
2011
Du Grain à moudre, 12.05.2011
Présentation de l'éditeur
Dans la France d’aujourd’hui, le « capital culturel », en particulier sous sa forme scolaire, continue d’orienter puissamment les trajectoires sociales. Pourtant, les prophètes du déclin de la culture font recette, sur fond de mise en scène tapageuse d’une présidence « bling-bling » qui viendrait couronner le lent effondrement d’un ordre ancien, dominé par le prestige de la culture littéraire et des humanités. Le règne de l’écrit serait mis à mal par celui de l’écran, et le triomphe d’élites vantant les vertus du bonheur matériel et de la fortune. L’humeur portée par ce divorce des élites du savoir et des élites du pouvoir nourrit un certain désarroi à l’égard des vertus émancipatrices naguère prêtées à la démocratisation de la culture et de l’éducation.
Tout ceci invite à s'interroger : quel est aujourd’hui le rôle de la culture dans la structuration des rapports « de classe » ? Quelles sont les conséquences de l’expansion scolaire qui s’est produite depuis la fin des années 1960 et, plus encore, au cours des années 1980 et 1990 ? Comment ont évolué, à la faveur de ces transformations, les normes de la légitimité culturelle ? Telles sont les questions que cet ouvrage pose pour penser les métamorphoses contemporaines de la distinction.
Les métamorphoses de la distinction
Inégalités culturelles dans la France d'aujourd'hui
Grasset
2011
Du Grain à moudre, 12.05.2011
Présentation de l'éditeur
Dans la France d’aujourd’hui, le « capital culturel », en particulier sous sa forme scolaire, continue d’orienter puissamment les trajectoires sociales. Pourtant, les prophètes du déclin de la culture font recette, sur fond de mise en scène tapageuse d’une présidence « bling-bling » qui viendrait couronner le lent effondrement d’un ordre ancien, dominé par le prestige de la culture littéraire et des humanités. Le règne de l’écrit serait mis à mal par celui de l’écran, et le triomphe d’élites vantant les vertus du bonheur matériel et de la fortune. L’humeur portée par ce divorce des élites du savoir et des élites du pouvoir nourrit un certain désarroi à l’égard des vertus émancipatrices naguère prêtées à la démocratisation de la culture et de l’éducation.
Tout ceci invite à s'interroger : quel est aujourd’hui le rôle de la culture dans la structuration des rapports « de classe » ? Quelles sont les conséquences de l’expansion scolaire qui s’est produite depuis la fin des années 1960 et, plus encore, au cours des années 1980 et 1990 ? Comment ont évolué, à la faveur de ces transformations, les normes de la légitimité culturelle ? Telles sont les questions que cet ouvrage pose pour penser les métamorphoses contemporaines de la distinction.
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